
Article de Philippe MIRANDA,
adhérent du
Centre Généalogique de Touraine
Serge a toujours été un amoureux de la montagne. Il fait ses études au lycée Grandmont ; dans son enfance il réalisait des sorties varappes sur les falaises de la région comme à Angles-sur-L’Anglin ou bien sur celles de Saumur. Serge a également pratiqué des activités d’éclaireurs ; il fut aussi membre du Club alpin de Touraine. En 1969 il passa les épreuves pour devenir guide de haute montagne et fut reçu premier sur 282 candidats.
Après avoir fait la connaissance de René DESMAISON (1930-2007) un célèbre alpiniste, au début de l’année 1971 en pleine période hivernale, ils décident ensemble de réaliser une tentative par une nouvelle voie de la face nord de l’éperon Walker dans les Grandes Jorasses.
Bloqués par les intempéries, ils échouent à quatre-vingt-dix mètres du sommet. Après onze jours à lutter contre le froid et le manque de nourriture, Serge meurt de froid et d’épuisement ; son compagnon de cordée lui, fut sauvé in extremis.
Le journal La Nouvelle République et le magazine Paris-Match relatent, avec de nombreux détails, le déroulement de l’opération de sauvetage de ces deux alpinistes.

1 – Serge André Edmond GOUSSEAULT
Moniteur guide, né le lundi 12 mai 1947 à Tours (Indre-et-Loire)[1] et décédé le jeudi 25 février 1971 à Chamonix-Mont-Blanc à l’âge de vingt-trois ans[2].
[1] A trois heures quinze minutes est né, 45 rue Lavoisier, sur la déclaration du père.
[2] Au décès de Serge André Edmond fut témoin Jean Pierre VIGNA. Nota : fut constaté le décès remontant au vingt-et-un février, à dix heures, au lieu-dit « les Grandes Jorasses » de Serge, domicilié à la Foux-d’Allos (Alpes-de-Haute-Provence).
Génération II
2/3 – Raymond Alban Alexandre GOUSSEAULT, électricien au chemin de fer, employé à la Société Nationale des Chemins de fer Français puis électricien à la SKF, né le jeudi 23 avril 1914 à Paris-XVIIIème (Seine)[3] et décédé le jeudi 5 février 2009 à Vallières-les-Grandes à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans. Il s’était marié le samedi 22 janvier 1938 à Tours (Indre-et-Loire)[4][5] avec Ginette Blanche Marguerite Huguette CHABOT, née le samedi 2 juin 1917 à Périgueux (Dordogne) et décédée le vendredi 25 novembre 2016 à Vallières-les-Grandes (Loir-et-Cher). Son épouse était la fille de Pierre André Victor CHABOT (1890-1964), employé à la Compagnie d’Orléans, mécanicien aux chemins de fer, et de Blanche BERNARDON (1887-1962), couturière. Il eut de sa conjointe Serge André Edmond GOUSSEAULT (1947-1971).
[3]A la naissance de Raymond Alban Alexandre furent témoins Alfred BART ; Alexandre GAUTHIER. Nota : est né 93 rue Duchesne.
[4]A son mariage Raymond est dit caporal à la base aérienne 131 à Saint-Symphorien, domicilié à Tours 60 rue Colbert. Ginette est dite domiciliée à Saint-Pierre-des-Corps. Le mariage a été célébré par Ferdinand MORIN, maire de Tours. En présence de Jeanne Marie PERROCHON, épouse de Ferdinand MORIN ; Edmond Émile GODIN.
[5]En 1947 à la naissance de leur fils, Raymond et Ginette sont dits domiciliés à Tours, 62 rue Colbert ; en 1971, au décès de leur fils, Raymond et Ginette sont dits domiciliés à Tours, 37 rue de la Scellerie.
Génération III
4/5 – Alban Laurent Benjamin GOUSSEAULT, employé de commerce, marchand de vins, manœuvre, né le jeudi 6 octobre 1881 à Brion (Indre)[6] et décédé le samedi 4 janvier 1941 à Paris-XVème à l’âge de cinquante-neuf ans[7]. Il s’était marié le samedi 15 décembre 1906 à Paris-XVIIIème (Seine)[8][9] avec Sidonie Lucie Hélène POINTIN, modiste, employée de commerce, parfumeuse, née le dimanche 22 juin 1890 à Fargniers (Aisne) et décédée le mardi 22 novembre 1977[10] à Sainte-Maure-de-Touraine (Indre-et-Loire). Son épouse était la fille de Jean Baptiste Raymond POINTIN (1867-1900), garçon épicier, et de Marie Emilia DUCHÈNE (1870-1954), porteuse de pain[11]. Il eut de celle-ci Suzanne Hélène Marie GOUSSEAULT (1910-1910) et Raymond Alban Alexandre GOUSSEAULT (1914-2009).
Alban Laurent Benjamin s’est marié en secondes noces, à l’âge de quarante et un ans, le samedi 23 juin 1923 à Paris-XXème (Seine)[12] avec Georgette Adelina QUINETTE, employée de commerce, née le lundi 30 novembre 1896 à Paris-Xème (Seine) et décédée après 1941.
6/7 – Pierre André Victor CHABOT, employé à la compagnie d’Orléans, mécanicien au chemin de fer, né le mercredi 3 septembre 1890 à Périgueux (Dordogne)[13] et décédé le mercredi 4 mars 1964 à Tours[14] à l’âge de soixante-treize ans. Il s’était marié le samedi 26 août 1916 dans sa ville natale[15][16] avec Blanche BERNARDON, couturière, née le lundi 17 octobre 1887 à Périgueux (Dordogne) et décédée le lundi 17 septembre 1962 à Bléré (Indre-et-Loire). Son épouse était la fille d’André BERNARDON (1860-1952), monteur aux ateliers du chemin de fer, et de Marie Marguerite GADAUD (1869-1936/1952). Il en eut Ginette Blanche Marguerite Huguette CHABOT (1917-2016) et Adèle CHABOT (°v.1927).
[6]A la naissance d’Alban Laurent Benjamin furent témoins François HUMBERT ; Lucien BERTHON.
[7]Au décès d’Alban Laurent Benjamin fut témoin Paul PASQUET. Nota : vingt-et-une heures trente minutes, est décédé en son domicile rue de la Croix Nivert n° 236.
[8]Alban demeure 34 rue de Léon, sa mère consentant au mariage par acte devant le maire le vingt-deux octobre dernier. En 1923, à son remariage, sa mère Eléonore est dite domiciliée à Châtillon-sur-Indre (36). Sidonie, née à Fargniers (commune dissoute par arrêté préfectoral du 3-12-1973 et rattachée sous le statut de commune associée à Tergnier), demeure 12 passage Léon avec sa mère. Mariage dissout par jugement de divorce rendu le 29 mai 1922 par le Tribunal civil de la Seine en présence d’Aurélien Eugène Pierre GOUSSEAULT ; Achille Clovis Olivier GOUSSEAULT ; Léopold DUCHENE ; Raoul Hector Louis BRICE.
[9]A son remariage Alban est dit divorcé de Sidonie POINTIN depuis le 5 juin 1923 ; il est dit domicilié à Paris 77 avenue de Saint-Mandé. À son remariage Sidonie est domiciliée à Tours rue Colbert n° 64.
[10]Date historique (22 novembre 1977 : le Concorde entre en service sur la ligne Europe-New York).
[11]Sidonie Lucie Hélène avait épousé en 1932 Edmond Émile GODIN, parfumeur.
[12]Georgette, domiciliée à Paris, 63 rue d’Avron, est la fille de Charles Médéric (décédé) et de Clarisse Marie LENGRONNE, ménagère. En présence de Maxime OHLER ; Eva GOUSSEAULT.
[13]A la naissance de Pierre André Victor furent témoins Jean CHABOT ; Pierre MOULIN. Nota : né ce matin à quatre heures rue Limogeanne n° 46.
[14]Au décès de Pierre fut témoin Claude Mouzay. Nota : le quatre mars, est décédé 2 boulevard Tonnellé, domicilié à Tours 10 rue Etienne Marcel.
[15]Pierre est domicilié rue Saint Sylvain n° 8, avec sa mère. Blanche est domiciliée rue des Jacobins n° 25 avec ses parents. En présence de Pierre COURNIOL, grand-père du marié ; Lucien SAULE, beau-frère de la mariée ; Edouard BEYLLIÈRE ; Andréa CHABOT, sœur du marié.
[16]Pierre et Blanche demeurent à Saint-Pierre-des-Corps, en 1931 rue de la Gare, secteur 29, au n° 21 et, en 1936, avenue Sacco Vanzetti, coté droit au n° 127.
Génération IV
8/9 – Eugène Alexandre GOUSSEAULT, instituteur public, né le dimanche 30 mai 1841 à Sainte-Gemme (Indre)[17] et décédé le jeudi 11 mai 1905 à Lurais à l’âge de soixante-trois ans[18]. Il s’était marié le mardi 12 mai 1868 à Méobecq (Indre)[19] avec Marie Ernestine SIMONNET, née le vendredi 24 janvier 1851[20] à Méobecq (Indre), où elle mourut le dimanche 5 novembre 1871. De là naquirent Alexandre Ernest Hippolyte GOUSSEAULT (°1869) et Ernest Alexandre Joseph GOUSSEAULT (°1871).
Eugène Alexandre s’est marié en secondes noces, à l’âge de trente-trois ans, le lundi 9 novembre 1874 à Mézières-en-Brenne (Indre)[21][22] avec Eléonore Virginie AUJAME, institutrice publique, née le mercredi 6 janvier 1841 à Chitray (Indre) et décédée le vendredi 24 février 1928 à Châtillon-sur-Indre (Indre). De celle-ci naquirent Marie Virginie Emma GOUSSEAULT (°1876), Aurélien Eugène Pierre GOUSSEAULT (1880-apr.1906), Alban Laurent Benjamin GOUSSEAULT (1881-1941) et Achille Clovis Olivier GOUSSEAULT (1883-apr.1906).
10/11 – Jean Baptiste Raymond POINTIN, garçon épicier, né le mercredi 24 avril 1867 à Campagne (Oise) et décédé le jeudi 30 août 1900 à Fargniers à l’âge de trente-trois ans[23]. Il s’était marié le mardi 11 septembre 1888 à Fargniers (Aisne)[24] avec Marie Emilia DUCHÈNE, porteuse de pain, née le mardi 20 décembre 1870 à Fargniers (Aisne) et décédée le jeudi 26 août 1954 à Tours (Indre-et-Loire)[25]. Il eut pour enfant Sidonie Lucie Hélène POINTIN (1890-1977).
12/13 – Pierre CHABOT, ferblantier, né le lundi 28 janvier 1867 à Périgueux (Dordogne)[26] et décédé le lundi 3 mai 1897 au même lieu à l’âge de trente ans[27]. Il s’était marié le samedi 4 mai 1889 dans sa ville natale[28] avec Marguerite Léonce COURNIOL, née le jeudi 17 août 1871 à Périgueux (Dordogne), où elle mourut le dimanche 25 mars 1945[29]. Il en eut Pierre André Victor CHABOT (1890-1964), Anne Marie Victorine CHABOT (1892-1952), Andréa CHABOT (v.1893-apr.1916) et Marie Jeanne Edmonde CHABOT (°1895).
14/15 – André BERNARDON, monteur aux ateliers du chemin de fer, né le vendredi 3 août 1860 à Coutras (Gironde)[30] et décédé le dimanche 27 avril 1952 à Périgueux à l’âge de quatre-vingt-onze ans. Il s’était marié le jeudi 17 février 1887 à Périgueux (Dordogne)[32][33] avec Marie Marguerite GADAUD, née le lundi 10 mai 1869 à Périgueux (Dordogne) et décédée entre 1936 et 1952. De là naquirent Blanche BERNARDON (1887-1962), Andrée BERNARDON (1890-1978) et Germaine BERNARDON (1897-1984).
[17]À la naissance d’Eugène Alexandre furent témoins François ALIBRANT ; Pierre BAUJOU. Nota : né aujourd’hui à trois heures du matin au bourg.
[18]Au décès d’Eugène Alexandre furent témoins Achille Clovis Olivier GOUSSEAULT, fils du défunt ; Ernest PLAUD, ami du défunt. Nota : âgé de soixante-trois ans est décédé en son domicile à sept heures du soir.
[19]Marie Ernestine est la fille d’Etienne, entrepreneur, et de feu Marguerite GIRAUD, décédée. Un contrat de mariage a été passé devant Maître BAUDICHON, notaire à Vendœuvres en date du 28 avril présente année. En présence de Louis ROY, oncle du futur ; Pierre SIMONNET ; Isidore JOLLY, beau-frère de la future ; Pierre GAULIÉ, ami de la future.
[20]Date historique (24 janvier 1851 : Ministre de la marine Auguste-Nicolas Vaillant, contre-amiral).
[21]À son mariage Eugène est dit domicilié commune de Méobecq ; il est le fils de Pierre, propriétaire tuilier, et de Marguerite Adèle LEBRUN domiciliés commune de Saint Genou. Eléonore est la fille de François, homme d’affaire de la terre de Boismarmin et de Rosalie Eléonore ROBIN, décédée. En présence d’Hippolithe GOUSSEAULT, frère de l’époux ; Louis ROY, oncle de l’époux ; Lucien LANÇON, cousin de l’épouse ; Claude MICHEL.
[22]En 1901 Eugène et Virginie demeurent au bourg de Lurais ; en 1926 Eléonore demeure faubourg Saint-Antoine, route de Bellevue n° 27 : elle est pensionnaire à l’asile de vieillards et orphelins à Châtillon-sur-Indre.
[23]Au décès de Jean Baptiste Raymond furent témoins Léopold DUCHENE ; Louis Joseph Ferdinand POINTIN. Nota : âgé de trente-trois ans quatre mois est décédé en sa demeure rue de la Chaussée aujourd’hui à deux heures du matin.
[24]Jean Baptiste, dispensé du service militaire en temps de paix comme ayant nul frère actuellement sous les drapeaux ainsi que le constate le certificat délivré par monsieur le maire de Campagne, est le fils majeur de Jean Louis Ferdinand et de Marie Phiosine Sidonie BOUTON, tous les eux cultivateurs. Marie Emilia est la fille mineure de Charles Léopold Hector, mécanicien au chemin de fer du nord, et d’Éléonore Lucie Angélina DUBOIS. En présence d’Edmond DUCHÈNE, ami de l’époux ; Théophile DUCHÈNE, ami de l’époux ; Eloi Auguste DUBOIS ; Émile DUCHÈNE, oncle paternel de l’épouse.
[25]Marie Emilia avait épousé après 1900 Raoul Hector Louis BRICE, carrier, employé de chemin de fer.
[26]A la naissance de Pierre furent témoins Sicaire CHABOT ; Pierre COURNIOL. Nota : né hier à dix heures du matin rue Pont Saint Nicolas.
[27]Au décès de Pierre furent témoins Pierre MOULIN ; Sicaire PARADE. Nota : âgé de trente ans, domicilié rue Kleber n° 1 est décédé ce matin à six heures.Pierre, demeurant avec ses père et mère rue Limogeau, est le fils de Jean, sabotier et de Marie MARBŒUF, tailleuse. Marguerite, demeurant avec ses père et mère rue du Serment, est la fille de Pierre, sabotier et d’Anne CAVILLAC, tailleuse, Marguerite à son remariage est domiciliée rue Bergère. En présence d’Henri CHABOT, oncle du marié ; Pierre MOULIN ; Etienne FERIER ; Auguste DEBET.
[28]Marguerite Léonce avait épousé en 1899 Edmond Jean CAVILLAC, quartier maître torpilleur à bord du croiseur cuirassier Le Changy escadre de Toulon, qui lui a donné Un-Enfant CAVILLAC (1901-1901).
[29]A la naissance d’Eugène Alexandre furent témoins François ALIBRANT ; Pierre BAUJOU. Nota : né aujourd’hui à trois heures du matin au bourg.
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