
Article de Monique GROUSSIN,
trésorière du
Centre Généalogique de Touraine
Au début du XVème siècle, les villages cultivent déjà du chanvre. Durant la Révolution de 1789, la production s’intensifie, l’état ayant un fort besoin de chanvre pour faire la guerre (corderie et voiles de bateaux).

Le chanvre a été cultivé un peu partout en France, mais la région de Bréhémont a été favorisée grâce à la proximité de la Loire, de l’Indre et du vieux Cher à la fois pour la culture, le rouissage et le transport.
La production augmentera sans cesse jusqu’en 1853.


Au début du XIXème, le chènevis est importé du Piémont en Italie. Les chanvriers de Bréhémont et Rigny revendent, dans toute la vallée de la Loire, leur semence de 2ème et de 3ème génération appelée « fils et petit-fils de Piémont ».



Le fauchage


*rouissage : macération que l’on fait subir aux plantes textiles telles que le lin ou le chanvre, pour faciliter la séparation de l’écorce filamenteuse.









mécanique


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Les producteurs de chanvre ont alimenté
- la corderie de Rochefort,
- les fabriques angevines de toile à voile pour les marines de guerre et de commerce,
- les tisserands des caves de Langeais,
- les cordiers de Saumur qui achetaient les racines de chanvre (ou beaudre) pour faire de la ficelle, qui n’était pas bien solide mais ne coûtait pas cher.
Au XVIIIème siècle, lors d’importantes expéditions, les chanvriers faisaient appel aux propriétaires de chevaux et de charrettes de Rivarennes pour transporter le chanvre jusqu’au port de Bréhémont, afin de charger les bateaux destinés aux industriels.

Article réalisé à partir des panneaux sur la Touraine conçus pour l’exposition du 40ème Anniversaire du Centre Généalogique de Touraine, avec la collaboration de l’association des « Rouisson d’Bréhémont », anciens cultivateurs de chanvre