R comme Rouissage : les chanvriers de Bréhémont et de Rigny-Ussé


Article de Monique GROUSSIN,
trésorière du
Centre Généalogique de Touraine

Le chènevis

Au début du XIXème, le chènevis est importé du Piémont en Italie. Les chanvriers de Bréhémont et Rigny revendent, dans toute la vallée de la Loire, leur semence de 2ème et de 3ème génération appelée « fils et petit-fils de Piémont ».

Préparation du sillon pour la semence
Le geste du semeur

Le fauchage

ou l’arrachage du chanvre

Transport vers le rouissage*

*rouissage : macération que l’on fait subir aux plantes textiles telles que le lin ou le chanvre, pour faciliter la séparation de l’écorce filamenteuse.

Le rouissage dans la Loire
Séchage après rouissage
Confection de fagots
Fin de séchage en bourdeaux
Four à chanvre
Mise en place des fagots dans le four
Érussage
Broyage
mécanique
Préparation des balles de chanvre pour l’expédition
Filasse de chanvre en torchon

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Les producteurs de chanvre ont alimenté

  • la corderie de Rochefort,
  • les fabriques angevines de toile à voile pour les marines de guerre et de commerce,
  • les tisserands des caves de Langeais,
  • les cordiers de Saumur qui achetaient les racines de chanvre (ou beaudre) pour faire de la ficelle, qui n’était pas bien solide mais ne coûtait pas cher.

Au XVIIIème siècle, lors d’importantes expéditions, les chanvriers faisaient appel aux propriétaires de chevaux et de charrettes de Rivarennes pour transporter le chanvre jusqu’au port de Bréhémont, afin de charger les bateaux destinés aux industriels.

AD37 – Cadastre Bréhémont 6NUM10/038/001

Article réalisé à partir des panneaux sur la Touraine conçus pour l’exposition du 40ème Anniversaire du Centre Généalogique de Touraine, avec la collaboration de l’association des « Rouisson d’Bréhémont », anciens cultivateurs de chanvre

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