
Article réalisé à partir de données extraites
par Catherine ROUQUET
de la Base37 du
Centre Généalogique de Touraine
Le mégissier travaille les peaux de moutons, d’agneaux, de chevreaux, et les peaux en laine pour faire des tapis et des housses, contrairement au tanneur qui travaille les peaux de bovins et de chevaux.
La mégisserie
(Extraits du livre Cuirs et peaux, tannage, corroyage et mégisserie, production des différents pays / par M. Henri Villain – 1886 page 39 – BnF Gallica)
L’épilage se fait avec un mélange de chaux et d’orpiment (espèce minérale de couleur jaune composée de trisulfure d’arsenic avec des traces de mercure, germanium et antimoine) que l’on applique du côté de la chair ; 24 heures suffisent pour que les poils tombent.
Après l’épilage, on place les peaux dans un bain que l’on appelle confit, et qui est destiné à les gonfler.
Les peaux ou cuirets sont immergées dans le confit pendant 3 semaines en hiver, et seulement 2 à 3 jours en été. La fermentation développe de l’acide lactique qui opère le gonflement. On les immerge ensuite dans une solution chaude d’alun et de sel.
Les peaux destinées à être passées en blanc sont alors mises en pâte (mélange de farine, jaunes d’oeuf et liqueur saline tiède utilisée auparavant, pétri à force de bras jusqu’à consistance de miel). Les peaux trempent une nuit dans ce bain ; le lendemain on les relève pour les suspendre aux perches d’un séchoir, où l’on pousse la dessiccation le plus rapidement possible. La pâte blanchit la peau, et remplace l’huile ou la graisse que l’on emploie pour le corroyage. Elle adoucit la peau, et l’empêche de devenir cassante par la dessication.
Les peaux ainsi préparées sont étirées au moyen du palisson : leur longueur reste la même, mais leur largeur est augmentée de plus d’un tiers. Pour que ce travail se fasse bien, on redonne un peu d’humidité aux peaux, en les trempant dans un baquet d’eau.
Les peaux mégissées sont surtout fabriquées pour la ganterie et la doublure des souliers.

Manufacture de chaussures à Château-Renault
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Mégissiers mariés en Touraine
Après la découverte des tanneries, penchons-nous sur la vie des mégissiers en Touraine.
Mariés à Amboise
- le 06/12/1815 : BROSSIER Michel Thomas x GITTON Louise
- le 23/05/1832 : BOUIN Jean x CHAPUIS Louise Adélaïde
- le 15/04/1844 : BELIN Antoine Isaac Auguste x BODIN Marie Joséphine
- le 07/02/1849 : BELIN Antoine Isaac Auguste x CHEVREAU Jeanne Désirée
- le 11/06/1851 : RICHARD Étienne Léonard x BORDIER Joséphine
- le 24/11/1851 : MICHENET Louis x BODIN Silvine
- le 20/02/1854 : BESNARD Joseph Amédée x DUTERTRE Delphine
- le 20/12/1859 : BOUCHET Jacques x AUTRIVE Berthe Adolphine
- le 19/02/1866 : GALLEPIE Edmond x DURAND Anne Elmire
- le 20/10/1879 : JUGUET Jean François x CHARBONNEAU Flavie Rosalie
- le 21/02/1881 : DONNEAU Ferdinand Léopold x DEBIN Louise Juliette
Mariés à Azay-sur-Indre
- le 15/02/1890 : JUGUET Jean Victor x GALLÈME Léontine Amélie
Mariés à Chargé
- le 31/12/1890 : LESAIN Gustave Alexandre x CERISIER Louise
Mariés à Chinon
- le 16/01/1844 : LEBLANC Martin x DERGOUGE Françoise Clémentine
Mariés à Lignières-de-Touraine
- le 03/05/1870 : PÉDAILLES Jean Baptiste x DURET Marceline Geneviève
Mariés à Nazelles
- le 12/09/1871 : SERRAULT Eugène x GAUTIER Victorine
Mariés à Tours
- le 28/08/1824 : BOUIN Jean x FOUQUET Anne Louise
- le 14/07/1889 : CHARRETTE Auguste Ernest x FELLERS Marthe Marie Louise
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Près de 2 millions d’actes dépouillés dans la Base de données du CGDT :
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dans les registres paroissiaux ou dans l’état civil de la Touraine


















