S comme Saint-Laurent, Sainte-Apolline, Saints-Pères

Saint-Laurent

Cet étang, sur Chambray, est alimenté par le ruisseau de la Madeleine ou du Saint-Laurent.

Sa source jaillit sur Chambray. Son cours, largement artificialisé, passe sous les routes, le périphérique, l’autoroute et le TGV. Il traverse la Charpraie, coule entre les fermes de la Florière et de la Brissonnière avant de traverser le lac artificiel de Chambray.
Il s’encaisse ensuite légèrement dans le secteur de la Petite Madeleine avant d’alimenter les étangs de Sainte-Appoline, puis de passer sur Veigné et Montbazon.
La confluence avec l’Indre se fait à Monts, au niveau du château de Candé.

La Chapelle Saint-Laurent, propriété de la basilique Saint-Martin et désaffectée depuis 1867, date du XVIe siècle. Elle remplaça l’ancien édifice en pierre, érigé au XIe siècle à la demande de Saint-Martin (mort à Candes vers 398-400) de détruire ce lieu de culte païen voué à la fontaine. La source est abritée par un édicule maçonné.

Sainte-Apolline

Cette chapelle était située sur la commune de Chambray, en limite de Veigné, à peu de distance du ruisseau de Saint-Laurent. Il subsiste une partie de la pile de la première arche d’un pont de l’ancienne voie romaine de Tours à Bordeaux.
Plus en amont de l’étang de Saint-Laurent existait un étang appelé Sainte-Apolline. Il était déjà desséché au tout début du XIXe siècle et était devenu un pré de mauvaise qualité ; les cultivateurs le fauchaient pour faire de la litière aux animaux.

La chapelle de Sainte-Apolline était connue au XIIe siècle : elle dépendait de Saint-Jean du Grais (commune d’Azay-sur-Cher), prieuré fondé par Foulques NERA.
Elle se trouvait en bordure de la voie romaine et fut démolie en 1792 ; il n’en reste que des fondations recouvertes de végétation.
Une statuette de Sainte-Apolline provenant de cette chapelle est dans une niche de l’église de Chambray près de la porte de la sacristie.

Les Saints-Pères

Ce lieu-dit comprenait trois maisons, dont une très ancienne closerie avec un terrain assez grand où furent intallés des courts de tennis en 1970. Cet ancien fief dépendait d’Izernay.
Ce nom fait peut-être référence aux pères Capucins, qui auraient été propriétaires de ce fief.
En 1921, seule y habitait Françoise RONDEAU, qualifiée de propriétaire exploitant, veuve de Théophile Joseph Désiré MOREAU, Mort pour la France le 28 mai 1918 devant Chassemy (Aisne).

Ils ont vécu aux Saints-Pères…

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lemaire s
lemaire s
11 mois plus tôt

Bonjour, tout simplement merci et compliments aux auteurs de cette série de portraits détaillés et illustrés de ces lieux connus et pourtant dont l’histoire est ignorée le plus souvent. Beau travail de recherches, de rédaction et d’illustration.
Cordialement