V comme Villainois au coeur des oseraies

La vannerie est née avec l’homme et son histoire se perd dans la nuit des temps. On sait maintenant que les premiers récipients ont été confectionnés en osier, avant la terre cuite.

Vers les VIIIème ou IXème siècles, des gens d’Europe centrale, marchands vanniers, avaient découvert à Villaines-les-Rochers des grottes qui leur permettaient de conserver leur osier à l’abri de la chaleur afin qu’il reste souple. Ils s’y fixèrent et plantèrent des oseraies.

Il y avait alors 280 agriculteurs vanniers sur ce terroir de quelques communes qui avaient été regroupées. Cette société est devenue, en 1937, la Société coopérative agricole des Vanniers de Villaines-les-Rochers.

Né le 12 avril 1812 à Meigné-le-Vicomte (49), il fut ordonné prêtre à Tours le 24 juin 1836 et nommé vicaire à La Chapelle-sur-Loire le 30 août 1836, puis curé de Villaines-les-Rochers le 20 décembre 1843. Il mourra dans son presbytère à Villaines le 21 février 1875.

L’osier est le nom donné à plusieurs arbres ou arbustes du genre Salix (saule). L’osier est tout simplement le rameau d’un an du saule, d’où le nom de « l’Esprit de Saule ».
Coupé dès les premières gelées, il est mis en bottes suivant la taille.

La partie réservée à l’osier brut sera mise directement à sécher à plat pour éviter qu’il ne se déforme.
La partie réservée à l’osier frais sera mise en vente et utilisée pour des réalisations tressées.

Le vannier utilise peu d’outils :

  • un couteau de vannier, à bout légèrement recourbé
  • différents modèles de fendoirs faits de bois dur (buis, houx)
  • le trusquin
  • le ciroir
  • la batte

Le principal outil du vannier, ce sont ses mains.

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La vannerie traditionnelle a évolué vers le paysagisme : l’osiériculteur travaille l’osier vivant.

L’osier s’intègre parfaitement dans les espaces verts, aussi bien dans les petits jardins que dans les parcs et carrefours routiers…
Clôtures, structures de plantes grimpantes, fascines de berges, jardinières, cabanes, gloriettes, monuments artistiques : l’osier s’intègre au décor et sa souplesse d’utilisation lui permet de nombreuses fantaisies.


Sources :
BnF Gallica : Traité des arbres et arbustes que l’on cultive en France – Tome 3 par H-L. Duhamel du Monceau

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