C comme… Le Coudray-Montpensier

Article rédigé par Évelyne LÉTARD du Centre Généalogique de Touraine

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Le Codroi en 1255 (charte Bouchard de Marmande) – Codreium en 1250 (charte de Hugues, abbé de Seuilly – Le Codrey en 1270 (charte de l’abbaye de Fontevrault) – Codrayum, manerium de Codrayo en 1322 (charte de Jean, archevêque de Tours) – Le Couldray en 1400 (charte de l’abbaye de Seuilly) – Le Coudray-Montpensier aux XVème, XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles – Le Coudray sur la carte de Cassini.

Montpensier, fief situé en Poitou dans le voisinage du Coudray, fut vendu en 1459 par Jacques de BOURNAN à Louis, bâtard de BOURBON, qui ajouta le nom de ce domaine à celui de la terre du Coudray qu’il possédait.

Le Coudray-Montpensier était une châtellenie relevant de la seigneurie de Montsoreau. Le château s’élève sur une colline qui domine Seuilly, le pays de Rabelais, au milieu d’un site des plus pittoresques enclavé au milieu des champs et des vignobles.

Les premiers seigneurs connus du Coudray

Les seigneurs connus du début du Xème à la fin du XIVème sont les MONTSOREAU, premiers seigneurs attestés, les MARMANDE et les SAINTE-MAURE.

La famille de MONTSOREAU

Guillaume de MONTSOREAU, chevalier, propriétaire du Coudray et premier seigneur connu, vivait vers 1090. Il créa l’église Saint-Pierre de Seuilly au XIème siècle et en fit don à l’abbaye de Saint-Étienne-en-Vaux en Saintonge, ainsi que plusieurs terres et diverses rentes : sa femme Ersende et ses frères, Guillaume et Gervais, figurent dans une charte d’Hélie, archiprêtre d’Arçay, confirmant cette donation. Il fonda également l’abbaye de Seuilly. Il eut deux fils : Gautier et Guillaume dit « Malestache ».
Guillaume meurt vers 1101 : la seigneurie du Coudray et la châtellenie de Montsoreau passent à son fils Gautier Ier de MONTSOREAU, chevalier, qui fait don en 1108 à l’abbaye de Marmoutier, avec l’accord de son frère Guillaume, de tous les droits de péage et de tonlieu qu’il posséde à Montsoreau et à Candes. Il fait peu de temps après le voyage de la Terre-Sainte. Dans une charte de 1114 il est qualifié de princeps christianissimus de Montesorello. Il finit sa vie à Fontevraud

Son fils Guillaume II dit « Juvenis » devient donc seigneur de Montsoreau et du Coudray à sa mort. Il refuse de ratifier la donation que celui-ci avait faite à l’abbaye de Marmoutier, mais finit par l’approuver en 1124 suite aux instantes prières des religieux. En 1140, il donne la dîme de ses moulins et fours à l’abbaye de Turpenay.

En 1171, son fils Guillaume de MONTSOREAU, chevalier, autorise les religieux de Turpenay à construire, dans l’enceinte de son château de Montsoreau, plusieurs maisons qui seraient franches de tous droits féodaux ; autorisation ratifiée par sa femme, Phena, et par son fils Guillaume. En 1176, il donne aux mêmes religieux l’île de Puim ou de Sardaz, située près de Montsoreau entre l’île du Duel et celle de Saint-Martin et, en 1178, on le voit figurer dans un accord entre Barthélémy de SAINT-MARS et les chanoines de Saint-Martin-de-Tours au sujet de la terre de Saint-Martin-de-la-Pile.

Leur fils, Guillaume III de MONTSOREAU, chevalier et seigneur du Coudray, fonde vers 1200 une chapellenie dans l’église abbatiale de Turpenay et donne, pour son entretien, une rente de vingt setiers de blé et de quatre deniers à prendre sur la recette de Seuilly. Il meurt avant 1217, laissant un fils nommé Gautier.

Gautier II de MONTSOREAU, en qualité d’aîné, hérite du domaine patrimonial. Chevalier seigneur du Coudray, il accorde à l’abbaye de la Merci-Dieu en 1217 l’exemption de péage sur toutes ses terres. En 1220, il donne à l’abbaye de Turpenay une île située entre les îles de Chapuin et de Pierre-Baril, et une rente de six setiers de froment et six setiers de seigle à percevoir sur ses moulins de l’Écluse. De plus, il confirme l’abbaye dans la possession des maisons et terrains qui lui appartenaient dans la châtellenie de Montsoreau. En 1221, il fait don aux religieux du Louroux d’une rente de quarante sous. Trois ans après il donne au monastère de Turpenay, pour le repos de son âme, une maison et ses dépendances à la condition que celui-ci paierait, la veille de Noël, douze deniers de cens.
Après sa mort, le Coudray passe dans la maison de MARMANDE.

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La famille de MARMANDE

Jean de MARMANDE, chevalier, est qualifié de seigneur du Coudray dans un acte de 1222. Il était fils de Guillaume de MARMANDE et de Julienne (de MONTSOREAU) que l’on voit figurer dans une charte de 1224 concernant le prieuré de Pommier-Aigre.

Leur fils, Jean de MARMANDE, chevalier, vivait en 1242. Il eut lui-même deux fils : Bouchard, seigneur du Coudray et de Trèves, et Guillaume. Il mourut avant 1256 : sa succession fut partagée entre ses deux fils.

Le Coudray passe à Guillaume de MARMANDE, chevalier, petit-fils de Gautier II, en avril 1256. Guillaume figure dans une charte de Hugues, abbé de Seuilly, en 1259, et dans une charte de l’abbaye de Fontevrault de 1270. Au mois de décembre 1279, il transige avec l’abbé de Seuilly au sujet d’un droit sur la garenne de Bor. A sa mort en 1272, le domaine revient à sa fille Philippe.

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La famille de BRIZAY

Philippe épouse le chevalier Hugues de BRIZAY, fils de Pierre de BRIZAY II et de Sybille de N., qui devient seigneur du Coudray du chef de sa femme. Il meurt vers 1311. Vers cette époque, Philippe de MARMANDE fonde trois messes par semaine dans sa chapelle du Coudray (in capella mea seu de oratorio de Coudrayo) pour le repos de son âme et de celles de ses parents (cette fondation est rappelée dans une charte d’Aimery, archidiacre d’Outre-Vienne, datée de 1322).

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La famille de SAINTE-MAURE

Pierre de SAINTE-MAURE, chevalier, seigneur de Montgauger, fils de Guillaume II de SAINTE-MAURE et de Jeanne de RANCON, devient seigneur du Coudray en épousant Mahaut de MARMANDE, parente de Philippe. Il fait son testament en 1324 et meurt peu de temps après. Sa sépulture est placée dans l’église de Saint-Épain et Mahaut est inhumée dans l’église abbatiale de Seuilly.
Ils ont six enfants : 1/ Pierre qui suit – 2/ Guillaume, doyen de Saint-Martin de Tours, chancelier de France, mort en 1334 et inhumé dans l’église Saint-Gatien de Tours – 3/ Guy, seigneur de Montausier, et trois filles.

Pierre II de SAINTE-MAURE, dit Drumas, vicomte de Bridiers, est seigneur de Rivarennes, de Montgauger et du Coudray (1338). Il épouse en premières noces Isabeau de PRESSIGNY et en secondes noces Marguerite d’AMBOISE dont il a plusieurs enfants, entre autres Jean seigneur de Montgauger.
Le Coudray restera dans la famille des SAINTE-MAURE jusque dans la première moitié du XIVème siècle.

Vers 1380, Charles d’ARTOIS, comte de Pezenas et de Longueville, seigneur du Coudray, vend les terres de Champigny et du Coudray à Louis de FRANCE Ier, fils de Jean le Bon, duc de Touraine, d’Anjou, de la Pouille et de la Calabre, roi de Sicile et de Jérusalem, comte du Maine, de Provence, de Piémont et de Forcalquier, seigneur de Champigny et du Coudray. Charles meurt avant 1385.

Louis de FRANCE Ier, né à Vincennes le 23 juillet 1339, épouse le 9 juillet 1360 Marie de CHÂTILLON, dite de BLOIS, laquelle fit sans doute construire la galerie sans étage de l’aile nord. De ce mariage sont issus : 1/ Louis II qui suit – 2/ Charles, prince de Tarente et comte du Maine – 3/ Marie, morte en bas âge. Il meurt le 20 septembre 1384 à Biselia, dans la Pouille.
Vers 1399, Marie de CHÂTILLON cède la terre du Coudray à Pierre de BOURNAN, écuyer de Louis II, mais seulement pour sa vie durant, au prix d’une rente de 620 livres tournois. Cette cession limitée à un usufruit est transformée en vente définitive par acte du 6 janvier 1400 consenti par Marie et son fils aîné Louis II d’ANJOU.

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La famille de BOURNAN

Louis de BOURNAN, écuyer, seigneur du Coudray (1400-1458) a un fils Louis. Ce fils, écuyer, chambellan et maître d’hôtel du roi René, cède la terre du Coudray à Louis, bâtard de BOURBON et reçoit en échange la terre de Merville en Anjou.

Louis, bâtard de BOURBON, comte de Roussillon et seigneur du COUDRAY-MONTPENSIER, amiral de France, enfant naturel de Charles Ier, duc de Bourbon, et de Jeanne de BOURNAN, légitimé en septembre 1463, meurt le 19 janvier 1486 et est inhumé dans l’église de Saint-François de Valognes. En février 1466 il avait épousé Jeanne, bâtarde de France, dame de Mirebeau et de la Roche-Clermault, fille naturelle de Louis XI et de Marguerite de SASSENAGE. De cette union naissent trois enfants dont deux filles Anne et Suzanne. Suzanne épouse en premières noces Jean de CHABANNES comte de Dammartin, et en secondes noces Charles de BOULAINVILLIERS ; Anne épouse Jean II d’ARPAJON.

Charles de BOULAINVILLIERS, chevalier, seigneur de Beaumont-sur-Oise, et Jean II d’ARPAJON, baron d’Arpajon, sénéchal de Rodez, deviennent ainsi seigneurs du Coudray du chef de leurs femmes, héritières de Jeanne de FRANCE.
En 1520, ils vendent cette terre à Guillaume POYET, prêtre, président au Parlement et chancelier de France. Accusé d’exactions et concussions, il doit comparaître devant le Parlement de Paris qui, le 23 avril 1545, le déclare privé de tous ses offices, inhabile à remplir ses emplois royaux et le condamne à 117 000 livres d’amende, dont il s’acquitte en vendant la seigneurie du Coudray à François Ier, qui la donne à Jean d’ESCOUBLEAU par lettres enregistrées à la Chambre des comptes le 18 septembre 1545.

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La famille d’ESCOUBLEAU

Jean d’ESCOUBLEAU, seigneur du Coudray-Montpensier et de la Chapelle-Bellouin, maître de la garde-robe de François Ier, chevalier de l’ordre du roi, capitaine de 50 hommes d’armes, gouverneur de Bois, devient donc propriétaire en 1545. Il meurt le 19 décembre 1572 et est inhumé dans l’église de Saint-Martin de Jouy-en-Josas. De son mariage avec Antoinette de BRIVES, il a cinq enfants dont Louis qui suit.

Louis d’ESCOUBLEAU, écuyer, chevalier de l’ordre du roi (1572) devient seigneur du Coudray-Montpensier. Son fils, Claude d’ESCOUBLEAU, écuyer et chevalier des ordres du roi, a deux enfants, Marie et Henri d’ESCOUBLEAU qui devient chevalier, seigneur du Coudray-Montpensier, conseiller d’État, lieutenant-général des armées du roi. Henri s’attache à cette demeure et se fait élever un tombeau dans l’église de Seuilly, où il est inhumé en 1687 et sa femme Magdeleine de MALESSET de Chastelus-Malvaleix en 1696.

Son fils Paul-François-Benoît, écuyer, prend sa suite en tant que seigneur du Coudray-Montpensier. Il est tué à la bataille de Nerwinde en 1693 et la terre du Coudray passe par héritage à son cousin germain, Henri-François du BOUEX.

Henri-François du BOUEX, chevalier, seigneur de Villemort et du Coudray-Montpensier, gentilhomme de la grande fauconnerie de France, fils de Robert du BOUEX, seigneur de Villemort et de Méré, et de Marie d’ESCOUBLEAU, vend la terre du Coudray-Montpensier en 1714 à Henri de VALLIÈRE.

Complément d’information transmis par notre adhérente,
Mme Chantal DUGER, suite à la publication de cet article :

Madame de MALVERT, veuve de Henry d’ESCOUBLEAU, est décédée au Prieuré de Tavant le 14 octobre 1693.

Mais ce qui est pour le moins intéressant, c’est que le 26 août de la même année, elle a laissé son testament dans les registres paroissiaux ! AD37 – BMS 6NUM7/255/002 vue 17/36

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La famille de VALLIÈRE et de LAMOTE-BARACÉ

Henri de VALLIÈRE, chevalier, gouverneur d’Annecy, en Savoie, lieutenant des maréchaux de France à Saumur (1714), est le fils de Pierre de VALLIÈRE, écuyer, seigneur du Portail, capitaine au régiment de Brezé, et de Urbanne du MESNIL. En 1693 il épouse Hélène LEGRAS : n’ayant pas eu d’enfant de ce mariage, il lègue en 1726 la terre de Coudray-Montpensier à son petit-neveu Claude Philippe René comte de LAMOTE-BARACÉ.

Claude Philippe René, chevalier, comte de Lamote-Baracé, lieutenant-colonel du régiment de Crussol, lieutenant des maréchaux de France, seigneur du Coudray-Montpensier, est le fils de Claude Philippe comte de Lamote-BARACÉ, brigadier des armées du roi et lieutenant-général d’artillerie de France et d’Espagne.

La famille MOTE-BARACÉ restera propriétaire jusqu’au siècle dernier.

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1915 : Marie Julie Thérèse Nathaly de CHAVELIN acquiert le château. Elle le revend en 1926 à Joseph Felix DAHON. Le château du Coudray-Montpensier est acheté par l’écrivain Maurice MAETERLINCK en 1927, puis par Pierre Georges LATÉCOERE en 1930 (Société industrielle et immobilière du Midi).

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Des fonctionnaires du ministère des Finances s’installent au château pendant la débâcle de mai à juin 1940. Puis les Allemands occupent le château à partir de fin juin 1940 et le fond du parc sert de centre de tir ; ils quittent le château le 11 mars 1941 pour rejoindre la Normandie. L’état français de Vichy s’installe au château au départ des Allemands.
Puis des enfants y sont hébergés durant le Secours National et des pourparlers ont lieu en 1946/1947 pour installer un collège agricole au Coudray-Montpensier : projet sans suite.
Le Coudray-Montpensier aurait connu une période d’abandon avant de retrouver, en 1957, l’Association « Bois Dormant » et ses enfants réclamant une éducation spécialisée.

Le château est acquis en 1961 par la Société Immobilière Civile du château du Coudray-Montpensier qui le revend, le 24 juillet 1963, au département de la Seine, l’Association « Bois Dormant » restant locataire.

En 2005, le Coudray-Montpensier est devenu la propriété du Dr Christian FERAY, passionné de châteaux et belles histoires de la Touraine, qui ambitionne de « lui rendre ses lettres de noblesse ».

Le château au cours des ans

Dans un document de 1256 est mentionné un donjon formé d’une tour, habitation du seigneur et refuge, premier logis fortifié aux mains des MARMANDE. Au XIVème siècle, une demeure fortifiée avec douves et pont-levis occupait déjà cet endroit, mais l’actuel château date de la seconde moitié du XVème.

La partie la plus ancienne du château a été construite entre 1401 et 1458 par Pierre de BOURNAN et Louis de BOURNAN, son fils ; les premiers travaux se seraient poursuivis pendant quarante ans. Les BOURNAN seraient à l’origine de la construction de l’aile principale du fond et du corps de logis en retour d’équerre au sud, dans lequel s’ouvre l’ancienne entrée avec pont-levis, ainsi qu’une partie de l’aile du nord (les murs de la galerie qui unit la tour de Montpensier à la partie édifice bâtie par les de BOURNAN sont parsemés de M et de fleurs de lis). La chapelle dépendant du château fut consacrée en 1452, sous le vocable de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la sainte Vierge, avec l’autorisation de Jean BERNARD, archevêque de Tours, en date du dernier jour d’août de la même année.

Après avoir réuni le domaine de Montpensier à celui du Coudray, Louis bâtard de BOURBON entreprend de nouveaux travaux en 1481 (Louis délaissera l’hôtel de Montpensier, condamné à la ruine). Grand amateur d’art, Louis souhaite, dans la continuité des travaux qu’il apporte au château de Montsoreau, embellir celui du Coudray-Montpensier en reprenant les mêmes matériaux (la pierre blanche de tuffeau) et les mêmes caractéristiques architecturales.

A sa mort, en 1486, sa femme Jeanne de FRANCE poursuit les travaux. De 1489 à 1491, elle ajoute une galerie et une tour, travaux effectués avec Guillaume BRETAULT et Mexme BOUCHER maçons sous la direction d’un maître d’oeuvre, Jehan POURMÈNE. Charpentiers et couvreurs réalisent les toits de la grosse tour et du bâtiment en 1491.

Vue du chasteau du Coudray-Montpensier – 1699
dessin de Louis BOUDAN – BnF Gallica
Le Coudray montpensier vue du costé de labbaye de Sully en Touraine
dessin de Louis BOUDAN – Bnf Gallica

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À partir du XVIIIème siècle, une série de bâtiments est ajoutée : les écuries, le puits, un autre bâtiment dans le prolongement des écuries, d’autres bâtiments détachés du château et les jardins. L’architecte ANJUBAULT est chargé d’aménager les trois terrasses du jardin au nord.

Le château actuel se compose de trois corps de bâtiment, tous couverts de toits d’ardoises et disposés dans une cour quadrangulaire :

  • l’aile sud : comprend le châtelet d’entrée,
  • à l’est : on trouve le logis principal,
  • au nord l’aile basse, accolée à la tour d’escalier de plan polygonal adjacente au logis.
  • aux trois angles, des tours flanquées de contreforts et de chemins de ronde avec des mâchicoulis. Ces trois tours ne sont pas identiques : les tours nord-est et nord-ouest différent par leur taille.
  • Il est restauré en 1931.
Bulletin n° 2 « Les amis de Rabelais et de la Devinière » Tome III – BnF Gallica

On y accède par une porte charretière et une poterne placée dans une haute tour carrée à créneaux et à mâchicoulis. A gauche de l’entrée, le logis n’existe plus, mais il subsiste à droite avec toutes ses défenses.
Le grand logis s’élève en retour d’équerre, face à l’Orient. Il comporte deux étages avec, sur ses deux faces, croisées et lucarnes à gable. Deux tours élevées le cantonnent à ses extrémités, auxquelles des contreforts multiples donnent une allure peu commune.
Une tour carrée d’escalier à angle coupé vers la cour et épaulée d’une tourelle en encorbellement à l’angle nord-ouest du grand logis forme le début de l’aile nord. Celle-ci se poursuit par un bâtiment bas qui butte sur un autre, plus haut, terminé par une grosse tour trapue. Créneaux et machicoulis sont multipliés sur les tours comme sur les logis. Du côté du couchant, rien ne subsiste des habitations.

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Peu de châteaux en Touraine, sauf Ussé et quelques autres, ont un aspect aussi pittoresque
Un édifice qui a su faire face à toutes les guerres.

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Sous ce superbe édifice subsistent les restes d’un souterrain-refuge : celui-ci tenait un rôle défensif au sein de la forteresse à la fin du Moyen-Âge ; il ne servait pas seulement de refuge aux plus démunis mais venait compléter les défenses de la forteresse et constituait l’ultime recours des assiégés.


Sources :

  • « Châteaux et manoirs de Touraine » par l’Abbé BOURDERIOUX
  • « Histoire et description du château du Coudray-Montpensier » par D. FRANCHET d’ESPÈREY
  • Château du Coudray-Montpensier à Seuilly : photos de Marcel MAILLARD (1899-1977) – BnF Gallica
  • Bulletin de l’Association des amis de Rabelais et de la Devinière – BnF Gallica
  • J-X. Carré de Busserolle
  • Article paru dans la Nouvelle République du Centre-Ouest du 12/01/2013 : Christian Feray, la passion des châteaux
  • Plan du souterrain extrait de « Souterrains de Touraine, Blésois et Vendômois » (J. et L. TRIOLET, Ed. A. Sutton)
  • Étude sur les « Bâtis et demeures de Touraine » de Catherine BAS-DUSSEAULX, CGDT37
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Moreau Catherine
Moreau Catherine
1 mois plus tôt

Très bel article, beau travail de recherche.