La bataille de Monnaie du 20 décembre 1870

Article de Patricia PILLORGER, Vice-présidente du Centre Généalogique de Touraine et Responsable de l’Antenne parisienne du CGDT à la Maison de la Généalogie, Pantin

A l’approche de l’hiver, de fortes pluies s’abattent sur la France, la Touraine n’est pas épargnée. Une pluie fine tombe sur Monnaie et ses environs lorsque le jour se lève ce mardi 20 décembre 1870.

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Les troupes prussiennes sont entrées en Indre-et-Loire depuis l’avant-veille. Arrivées à Château-Renault, elles veulent se diriger vers Tours. Au petit matin du 20, l’armée ennemie s’est divisée en 2 colonnes : l’une doit passer par Villedômer, Monnaie et Rochecorbon, l’autre par Auzouer-en-Touraine, Reugny et Vernou. La seconde progresse sur une route parallèle à la première pour lui venir en renfort en cas de nécessité.
Les troupes françaises ont passé la nuit à Notre-Dame-d’Oé, espérant rejoindre la Grande-Vallée à Villedômer, un point stratégique par sa dépression géographique, dès le lendemain. Tôt dans la matinée, l’alerte est donnée, les Prussiens sont arrivés à Monnaie. Les Français lèvent rapidement le camp et prennent la même direction. D’autres bataillons viennent de Tours pour les soutenir et les renforcer. Sur les dix heures du matin, ce mardi, la rencontre des deux armées se fait près de la grande route de Tours à la hauteur du Château de Meslay. Les bataillons de soutien français se dirigent sur la vallée, les Belles-Ruries, la Pérauderie pour encercler les troupes ennemies. Les Prussiens ont investi le château des Belles-Ruries, propriété de l’ancien maire de Monnaie, transformé depuis 3 semaines en ambulances abritant une soixantaine de blessés. Ils tirent sur les Français depuis les étages du château sans pour autant les atteindre ou leur causer du mal : « les balles sifflent trop haut et les obus s’enfoncent dans le sol gorgé d’eau ». La ligne de feu s’étend sur au moins trois kilomètres, des Tardines à la Gaucherie. Les Prussiens croient qu’ils ont affaire à des troupes soutenues et nombreuses. Pendant les 4 heures de combat, avec l’aide des bataillons de soutien, les mobilisés empêchent la progression de l’ennemi sans pour autant avancer.

Illustration de l’article « La guerre de 1870-1871 – La Bataille de Monnaie » Claude Delage, Jacqueline Verger – www.ville-monnaie.fr

Le combat du 20 décembre 1870 dans le Journal d’Indre-et-Loire

Dès le 21 décembre 1870, le journal rapporte dans sa rubrique « Dernières nouvelles » les propos d’un abonné : « Depuis ce matin, on entend la fusillade et les décharges d’artillerie dans la direction de Monnaie. Une action sérieuse paraît engagée entre Monnaie et Parçay, près de la ferme de Meslay et les Belles-Ruries. On évalue à vingt mille hommes, de part et d’autre, les forces qui y prennent part. Il est deux heures et demie au moment où nous mettons sous presse et on ne sait rien du résultat de cette affaire si importante pour notre ville. Un aide-de-camp du général Pisani a été blessé d’un éclat d’obus à la cuisse auprès de son chef, dont on admirait l’intrépide fermeté dans l’action. »

Dans son édition du 25 décembre 1870, les opérations du combat sont commentées à l’attention des lecteurs :

« Voici quelques indications de nature à faire comprendre comment s’est engagé le combat de mardi 20, que nous appellerons combat de Meslay, parce que le plus fort de l’action a eu lieu dans le voisinage de la propriété de ce nom, appartenant à M. Derouet, membre du Conseil général.
Des troupes françaises, envoyées de Tours, se dirigeaient vers la Grande-Vallée, où le comité de défense d’Indre-et-Loire a, comme on sait, établi des ouvrages considérables destinés à arrêter l’ennemi. Arrivées à Meslay, elles furent averties que les Prussiens, les ayant devancées, avaient repassé la Grande-Vallée et marchaient en forces considérables dans la direction de Tours. Ils ne tardèrent effectivement pas à paraître et la bataille devint inévitable.
La différence numérique des forces était très-considérable : les nôtres étaient au nombre de 5 ou 6,000 au plus, les Prussiens comptaient plus de 15,000 hommes en ligne, avec une artillerie relativement très-considérable. Leurs troupes étaient des régiments d’élite, car on y voyait des cuirassiers blancs et des soldats de la garde royale prussienne.
Les honneurs de la journée, qui a été un succès pour les Français, puisque, malgré l’obligation où ils se sont trouvés de battre en retraite, ils ont fait éprouver à l’ennemi des pertes extrêmement considérables, comparativement aux nôtres, ont été pour les gardes nationaux mobilisés de Maine-et-Loire, qui voyaient le feu pour la première fois, et n’étaient armés que de simples fusils à piston. »

Complétées par la reproduction intégrale des notes reçues d’un témoin oculaire : « Partie de Notre-Dame-d’Oë, avant neuf heures, et rendue à Meslay, vers dix heures un quart, la 3e légion des mobilisés de Maine-et-Loire dut s’arrêter sur ce point, par suite de l’avis qui lui fut donné, par les chasseurs de l’avant garde du corps d’armée auquel elle appartenait, que l’ennemi se trouvait à un kilomètre.
Le colonel donna immédiatement l’ordre à son chef de bataillon, M. Moreau (d’Angers), de déployer en tirailleurs la moitié de son bataillon à droite, l’autre moitié à gauche. Le troisième bataillon de la même légion, commandé par M. Fermé, de Saumur, fut aussi disposé en tirailleurs et en compagnies de soutien. Le premier bataillon de la même légion commandé par M. Petit (d’Angers), se porta sur la gauche.
Les trois bataillons entrèrent alors en ligne, environ vingt minutes après leur premier mouvement, chacun d’eux placé dans la situation la plus avantageuse, près de Bellevue et au-delà, marchant toujours en avant, faisant un feu continu jusqu’à l’épuisement complet de leurs soixante cartouches.
La 2e légion, arrivée pour soutenir la 3e, entra en ligne de bataille avec la même ardeur. Chacun fit courageusement son devoir. Ces jeunes soldats, qui recevaient le baptême du feu, se sont comportés comme de vieilles troupes, ne pressant pas leur tir, visant avec sang froid et tirant, on peut le dire, à coup sûr. Durant quatre heures, ils ont supporté le feu d’un ennemi de beaucoup supérieur en nombre et celui de vingt-cinq pièces d’artillerie, auxquelles ils n’avaient à opposer que six pièces de quatre.
On comprend qu’à la suite d’une lutte aussi inégale, et leurs munitions épuisées, ils durent battre en retraite ; mais malgré la poursuite incessante de l’ennemi, la retraite se fit en bon ordre et infligeant aux Prussiens des pertes notables, parmi lesquelles il faut citer plusieurs personnages considérables tués ou blessés. »
« Nos pertes à Meslay ont été de vingt-cinq morts et environ quatre-vingts blessés. Quant aux Prussiens, ils ont laissé un grand nombre de morts et ils ont emmené des Belles-Ruries, en se retirant, trente-trois voitures de blessés. L’habitation de Meslay avait été transformée en ambulance de la Société internationale ; malgré le drapeau distinctif de sa destination, elle eut ses caves pillées.
On s’est battu jusque dans le jardin de la propriété de la Vallée, appartenant à M. Tiffaine. Les Prussiens, pensant que des Français étaient réfugiés dans la maison, voulurent y pénétrer pour aller les rechercher. A ce moment les demoiselles Tiffaine se présentèrent courageusement à la porte ; sur l’interpellation qui leur fut adressée, elles répondirent qu’aucun soldat français ne se trouvait dans la maison. Les Prussiens se retirèrent aussitôt sans observation et saluant respectueusement ces demoiselles. »

Le courrier d’un abonné de Notre-Dame-d’Oé est également retranscrit dans l’édition du 25 : « Mardi, 20 décembre, l’armée prussienne a fait son entrée dans les communes de Chanceaux et Notre-Dame-d’Oé, en débouchant des bois de Belles-Ruries et de Baudry, par les chemins vicinaux, la route de Monnaie et celle de Langennerie. Il pouvait être environ trois heures ; nos troupes se repliaient alors sur Tours, après différents engagements du côté de Meslay et de la Vallée, et étaient suivies de si près par l’ennemi qu’à la jonction des deux routes de Vendôme et de Beaumont-la-Ronce, l’artillerie qui fermait la marche de notre colonne dut ouvrir le feu pour protéger notre arrière-garde contre l’avant-garde prussienne.
Dans nos communes on croyait généralement à l’entrée des Prussiens à Tours dès le soir même de cette journée, mais on ne tarda pas à apprendre qu’ils avaient établi leurs campements dans différentes positions, soit sur Saint-Symphorien, soit sur Notre-Dame-d’Oé ou Parçay ; ils commencèrent même à visiter les habitants pour leur demander des vivres et des logements.
Le lendemain, 21, l’ennemi se mit en mouvement pour aller à Mettray détruire le chemin de fer et le télégraphe, et pour se porter vers Tours, dont il ne tarda pas à revenir pour mettre nos malheureuses contrées à contribution de tout genre, enfonçant les portes des maisons abandonnées, s’y logeant et y mettant tout au pillage ; celles qui étaient occupées furent moins maltraitées et en furent quittes pour des fournitures de pain, de viande, de vin en grande abondance, et pour des livraisons de grain et fourrages qu’ils emmenaient dans leurs camps avec les charrettes et les chevaux des habitants.
Enfin le jeudi 22, au moment où on croyait qu’ils allaient se diriger sur Tours, ils ont levé leurs camps et se sont en allés du côté de Monnaie, prenant les mêmes chemins qu’ils avaient tenus pour arriver, et marchant dans le même ordre, l’infanterie et le gros de l’armée par la route de Vendôme, la cavalerie par celle de Langennerie, et probablement ensuite par les chemins de Nouzilly et de St-Laurent jusqu’à Châteaurenault.
Je ne veux pas entrer dans tous les détails de l’occupation prussienne dans nos malheureuses contrées, je ne veux que vous donner connaissance de la marche de l’ennemi, telle que je l’ai vue moi-même, et je puis vous affirmer la vérité de ce court exposé de notre invasion. »

Le courrier d’un abonné de Cérelles est retranscrit dans celle du lendemain, le 26 : « Mardi dernier, 20 courant, vers midi, un cri s’étendit tout à coup dans le village : Voilà les Prussiens ! Ils arrivaient effectivement par le nord et par le sud, six seulement, des uhlans ! Nous nous mîmes aux portes pour les voir passer. Un d’eux qui avait cru devoir prendre à travers un clos de vigne se présenta devant la haie de clôture de mon jardin et dit à ma domestique : Madame, y a-t-il un passage ? Non monsieur, répondit la servante ; et il retourna brusquement sur ses pas en jurant en bon français.
Au bourg, ils demandèrent la goutte ; les uns payèrent en sous et centimes, mais les autres restèrent plus dans leur rôle. Une aubergiste apportait deux verres et un litre d’eau-de-vie. Des Prussiens ne doivent pas boire dans le même verre ! Un uhlan se pencha, enleva prestement la bouteille et s’enfuit au galop. Au détour du chemin, la bouteille avait passé de main en main et était jetée vide sur la route. Heureusement ils sont attachés sur leurs chevaux ! Ni l’ivresse ni les balles ne peuvent les laisser entre nos mains.
Nous pensions être quittes. Mais une demi-heure après, nouvelle reconnaissance. Cette fois, c’était un détachement de cuirassiers, 25 à 30 cavaliers. Ils demandèrent s’il y avait des troupes. On répondit que non. Alors ils longèrent tranquillement les bois qui sont à l’ouest du village et restèrent à Langennerie.
J’allai visiter l’ambulance établie à Reyville, chez M. Flandin. Là, je vis de nouveau, venant de Monnaie, trois escadrons, à peu près, des mêmes troupes, se dirigeant sur Tours. Quand ils furent arrivés au camp de Notre-Dame-d’Oé, nous entendîmes la fusillade et quelques coups de canon. On se battait. Un obus français vint éclater entre Langennerie et le château de la Chute. Il ne blessa personne. Puis tout rentra dans le silence. »


L’après-combat de Monnaie

Le bilan humain : il n’existe pas de chiffre précis du nombre de militaires tués ou blessés lors du combat du 20 décembre 1870. Les chiffres des États-majors oscillent entre 100 et 400 selon s’ils sont communiqués par les armées françaises ou prussiennes. Certains correspondants de journaux publiés en Touraine ou en Anjou communiquent des chiffres du même ordre sans en préciser la source.

Des Tourangeaux, qui se sont rendus sur place quelques jours après le combat, ont rapporté : « sur la route de Paris et dans les champs voisins, les cadavres d’une trentaine de soldats prussiens et d’une dizaine de mobiles appartenant à un bataillon du Maine-et-Loire, tous dépouillés de leurs coiffures et chaussures, et d’une quarantaine de chevaux sont toujours visibles parmi les sacs vides et les armes brisées ».

Dans le registre d’état civil de Monnaie des années 1870 et 1871, 43 actes de décès de militaires tous français sont enregistrés. L’un d’entre eux est dit décédé lors du combat et les autres sont dit décédés dans l’une des nombreuses ambulances que compte la ville, donc sans certitude de leur participation au combat du 20 décembre ou qu’ils ne soient pas décédés des suites d’une des maladies qui sévit. Sur les trois semaines qui suivent le combat (du 20 décembre 1870 au 9 janvier 1871), le décès de 23 soldats et d’1 capitaine y sont reportés : leur moyenne d’âge est de 26 ans.

Des blessés du combat ont également été évacués sur les villages voisins ; en cas de décès, ils seront mentionnés dans les registres de ladite commune.
6 enfants du pays, décédés dans un hôpital du front où ils avaient été évacués, sont retranscrits dans le registre de Monnaie.

Le monument aux morts dédié aux « Victimes du combat de Monnaie, le 20 décembre 1870 » mentionne 59 noms, dont 3 d’entre eux sont aussi reportés sur celui érigé dans le cimetière de Saint-Symphorien.


L’occupation allemande

Monnaie sera occupé par les Prussiens pendant plusieurs semaines, les habitants subiront l’invasion jusqu’au 5 mars 1871. Pendant cette période, la commune est complétement paralysée, les services municipaux et de la Poste sont à l’arrêt.
Des Modéniens fuient dans les bois environnants avec leurs bêtes, leurs maisons seront saccagées en signe de représailles. D’autres n’ont pas quitté leur domicile, mais ils seront réduits à vivre dans leur grenier, leur étable, laissant leur habitation à l’ennemi qui la souillera. Certains habitants seront même brutalisés.

La variole ou la scarlatine pour la population, et la peste bovine pour le bétail, entraînent une forte hausse de la mortalité, la sous-alimentation et le froid qui règne les a tous affaiblis.

Le coût de la présence ennemie est lourd, il s’élève à plus de 200 000 francs. La liste dressée reprend tout ce qui a été fourni comme denrées à l’occupant et à ses chevaux par la population et la ville, les réquisitions de bétail et de chevaux, toutes les destructions de récolte et de matériel, tous les frais à engager pour réhabiliter les bâtiments et espaces souillés ou détruits. La commune ne sera indemnisée qu’à 30 % de cette dette, versée sur les trois années suivantes. Elle répartira les fonds reçus entre toutes les victimes proportionnellement à la valeur de la perte déclarée.


L’honneur aux Morts pour la Patrie

Le cimetière a été déplacé, le monument est demeuré près de l’église, à l’ombre du clocher

Un monument dédié à la mémoire des victimes du Combat du 20 décembre 1870 : Dès la fin de l’année 1871, la construction d’un monument élevé à la mémoire des soldats morts au champ d’honneur est votée par le Conseil municipal de Monnaie. Il est financé par les ressources du comité des ambulances de la ville et des subventions accordées par les Conseils généraux d’Indre-et-Loire, du Maine-et-Loire et de Seine-et-Marne. La commune offre le terrain sous forme de concession à perpétuité.
Construit en 1876 dans le cimetière, près de l’église, il est appuyé sur un socle en pierre de Lussac, surmonté d’une pyramide quadrangulaire tronquée en pierre de Chauvigny, supportant un couronnement sur lequel est posée une croix pattée. Une inscription « Combat de Monnaie, 20 décembre 1870 ; milites et cives armati pro patria perierunt » (des soldats et des citoyens armés sont morts pour la Patrie) est gravée sur la face de la pyramide, en-dessous d’une palme entourée d’une couronne d’immortelles.

Le monument a fait l’objet de commémoration à l’honneur des Morts pour la Patrie jusqu’en 1982.

Monnaie : monument des Combattants de 1870-1871
A l’heure des premiers clichés, recouvert de couronnes mortuaires, les villageois se rassemblent autour lorsque les photographes l’immortalisent.

Une croix à l’endroit même du combat où le plus grand nombre de morts a été relevé

Érigée au sud-ouest du bourg de Monnaie, à la jonction du chemin de la Gaubertelle et la route de la Vallée aux Belles-Ruries. L’endroit où les soldats ont tenté d’attaquer à découvert les Prussiens réfugiés dans les bois des Belles-Ruries.

Une première croix édifiée après la guerre de 1870 avait disparu depuis longtemps, il ne subsistait que son socle en pierre enfoui dans les herbes. En juin 1988, une croix en bois dédiée « à la mémoire des combattants du 20 décembre 1870 » l’a remplacée, inaugurée par le maire de Monnaie en présence d’une centaine de personnalités.


La réglementation en vigueur

Le traité de paix signé le 10 mai 1871 à Francfort impose aux gouvernements français et allemand de respecter et d’entretenir les tombeaux des soldats ensevelis sur leurs territoires respectifs.
En France, la loi du 4 avril 1873 renforce cette position et règlemente l’aménagement et la sauvegarde des tombes des militaires morts pendant le conflit de 1870-1871. Elle impose, par commune, une concession pour les français et une pour les allemands, où sont réunies les dépouilles de leurs militaires. La sépulture est clôturée par une grille ou une chaîne en fonte sur laquelle est apposée une plaque avec la mention « Tombes militaires, loi du 4 avril 1873 ».

Le rapport établi en 1878 par Emile de MARCÈRE, qui a recensé les actions menées par département en application de la loi de 1873, mentionne les travaux réalisés par la ville de Monnaie. Il y précise que les soldats français inhumés dans le cimetière et les champs ont été réunis dans un caveau construit sous le monument dédié aux victimes du combat, leurs noms ont été gravés sur la face arrière de la pyramide. Une concession a également été achetée par l’État pour un soldat prussien décédé le 9 février 1871 et inhumé dans le cimetière, sa tombe est clôturée par une grille.


Sources
Archives municipales de Tours, le journal d’Indre-et-Loire, édition des 21, 25 et 26 décembre 1870.
Archives départementales d’Indre-et-Loire, registres d’État-civil de Monnaie, année 1870-1871.
Bibliothèque du Centre Généalogique de Touraine, Monnaie en Touraine, une histoire nationale, Claude Delage, édition de 2018, pages 433 à 444.
Bibliothèque numérique the HathiTrust Digital Library, Rapport Marcère, 1878.
Images, CPA et photos : Collections de Touraine (ADIL), Images d’Art (les chefs-d’œuvres des musées), collection privée d’Evelyne Létard.

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Claude christ
Claude christ
1 mois plus tôt

Très bel article sur une période souvent méconnue, en regard des conflits plus récents.