Q comme Quelles familles de « mariniers à Azay-sur-Cher » ?

Extrait d’une étude généalogique réalisée par Claude CHRIST, adhérent du Centre Généalogique de Touraine, dans le but de rechercher les liens entre les familles de voituriers par eau, bateliers ou mariniers présents sur la commune d’Azay-sur-Cher entre le XVIIème et le début du XXème siècle, et leur localisation géographique sur la commune au XIXème.

Cette étude n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais plutôt de tracer les grandes lignes de la vie des hommes et des femmes qui ont participé pendant de nombreux siècles à la vie de la commune d’Azay-sur-Cher.
Elle s’appuie essentiellement sur les données disponibles aux Archives Départementales d’Indre-et-Loire :

  • Registres paroissiaux,
  • État civil,
  • Recensements de population aux XIXème et XXème siècles,
  • Cadastre dit napoléonien,

ainsi que sur les documents de la famille FRESLIER dont Yvonne et Henri FRESLIER à qui je dédie cette étude, derniers mariniers d’Azay-sur-Cher qui, après avoir navigué sur la partie aval du Cher jusqu’à la Première Guerre mondiale, ont terminé leur activité en 1940 sur les canaux du Berry et du Centre à bord de leur péniche « la Cerna ».

3ème partie

Les recherches ont été réalisées en remontant le temps, sachant que les derniers mariniers à Azay-sur-Cher ont arrêté leur activité au lendemain de la Première Guerre mondiale, sauf un cas que nous découvrirons dans la famille FRESLIER.
Nous avons utilisé les états de recensement de la population, sur le XIXème siècle et début du XXème, pour identifier les personnes se déclarant mariniers ou bateliers, ainsi que les métiers connexes à l’activité fluviale.

Un arbre généalogique centré sur les mariniers, commun à toutes les familles, a été réalisé en remontant le temps, découvrant rapidement que les mariniers se mariaient entre eux, y compris hors commune d’Azay-sur-Cher. C’est à partir de cet arbre de près d’un millier de personnes que nous découvrons les familles ayant un nombre significatif de mariniers, et pouvons apprécier les liens les unissant.

Nous constatons que, souvent, un marinier « patron » navigue avec plusieurs de ses fils pendant quelques années. Alors qu’il atteint un âge avancé, ou décède, c’est un de ses fils, souvent l’aîné, qui prend la suite et continue le même processus avec ses propres fils. Les frères du nouveau « patron » peuvent se reconvertir dans d’autres métiers, car les familles de marinier possèdent souvent des terres, ou ils continuent dans le métier avec le frère aîné, ou acquièrent leur propre embarcation.
L’étude des matrices cadastrales révèlent que les 3 grandes familles de mariniers font partie des principaux propriétaires terriens de la commune.
Pour un « patron » marinier, le mariage de ses filles avec un jeune marinier est aussi souvent le moyen de retrouver des équipiers pour son propre bateau.

Tout au long de l’étude des différentes familles, nous avons retrouvé ces différents cas de figure.

Les familles de mariniers sont traitées dans l’ordre d’apparition dans les registres paroissiaux, ou en fonction de l’importance, en nombre, des membres ayant pratiqué des métiers liés à la batellerie.
(Les chiffres et lettres dans les cases ombrées des tableaux ci-dessous correspondent au numéro de la page dans l’état de recensement et l’indication du lieu de résidence).

Le Bayard amarré au lieu-dit « Les Ursulines »

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(Cliquer sur les arbres et tableaux ci-dessous pour accéder à l’affichage plein écran)

La famille ROGUET

Les premiers éléments connus nous présentent 5 frères qui se déclarent « voiturier par eau »  ou « batelier ».

La profession du père, Denis, n’est pas précisée lors de son décès en 1677 mais, compte tenu de l’activité de ses 5 fils, on peut raisonnablement penser qu’il était lui-même « voiturier par eau ».
Suivront 63 mariniers, issus du nom de ROGUET sur 7 générations, certains à partir de filles ROGUET mariées avec des mariniers, comme :

  • Jeanne, mariée en 1687 avec TRAMBLAIS Gilbert, voiturier par eau ; ils auront des enfants qui resteront dans le métier
  • Catherine, mariée en 1715 avec BESNARD Pierre, issu d’une autre famille de « voiturier par eau ».

Nous retrouvons à chaque génération, des mariages de filles ROGUET avec des mariniers avec, parmi ces unions :

  • Louise, mariée en 1722 avec BESNARD Pierre ; leur propre fille Louise BESNARD qui se marie en 1751 avec FAY Bernard, « voiturier par eau » (voir famille Fay).
  • Geneviève, mariée en 1756 avec DOUDON François, « voiturier par eau », issu d’une famille importante de mariniers de Véretz, que nous retrouverons à plusieurs reprises dans notre arbre des mariniers. Leur fille, Anne Geneviève, se marie en 1788 avec CHAILLOU Jean « charpentier en bateau » à Azay-sur-Cher.

Notons également Bernard, marinier, marié en 1724 avec FRESLIER Françoise Charlotte (voir famille FRESLIER ci-après).

Nous notons que, dans la seconde moitié du XIXème siècle, progressivement les mariniers se reconvertissent :

  • François se déclare cultivateur en 1861,
  • Pierre et Léon en 1876 cultivateurs,
  • François fils en 1886 propriétaire,
  • Jean en 1891 rentier,
  • Jérôme en 1901 cultivateur.

Le dernier ROGUET marinier, Anselme né en 1875, se déclare « batelier » jusqu’en 1901, chez FRESLIER François déclaré « patron » , puis « propriétaire cultivant » en 1906.

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La famille FAY

Jacques FAY est le premier « voiturier par eau » dont les registres paroissiaux de la commune font état en 1675, lors d’un baptême pour lequel il était parrain. Nous ne savons pas quel était le métier de son père.

Son fils Jean prend le métier de batelier et se déclare « marchand » sur son acte de mariage. Les autres enfants prennent une autre voie : laboureur pour le fils, les filles épousant un huissier et un tonnelier.
A noter qu’en raison de la forte présence de vignes sur la commune, nous trouvons de nombreux tonneliers.

La fille de Jean, Magdelaine, épouse successivement 2 mariniers issus de 2 familles de mariniers :

  • DERRIÈRE Silvain en 1734,
  • LHERMITTE Charles en 1741.

C’est du second fils de Jean, Bernard, que suivront 24 mariniers en 150 ans. Durant cette période, le mariage des filles permettra la filiation avec d’autres familles de mariniers :

  • Anne épouse en 1779 GODEAU Louis, marinier de Bléré,
  • Rose Cécile épouse successivement ROGUET Silvain, marinier de la commune en 1813, et PILLAULT Lidoire au décès du premier, aussi marinier de la commune,
  • Françoise Félicité épouse en 1834 SAGET Gaston, batelier de Cormery,
  • Louise épouse en 1841 GOUSSON Louis Victor, marinier de Véretz,
  • Elisabeth épouse en 1840 GODEAU Étienne, marinier de La Croix-en-Touraine.

A noter également que FAY Louis René épouse en 1857 BRICOT Marie Augustine, fille d’un batelier de Véretz.

Comme précédemment avec la famille ROGUET, nous notons un arrêt progressif de l’activité de marinier dans la seconde moitié du XIXème siècle. Le dernier de la lignée, FAY Louis fils, marié à BARGE Marguerite, se déclare encore marinier en 1891 à l’âge de 67 ans, ce qui peut laisser supposer qu’il n’était déjà plus sur un bateau à cette date.

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La famille FRESLIER

Cette troisième famille, importante dans l’histoire des mariniers d’Azay-sur-Cher, n’est déclarée dans le métier qu’au début du XVIIIème siècle ; c’est celle qui résistera le plus longtemps à la disparition de la marine marchande sur le Cher puisque le dernier marinier, Henri, n’arrêtera son activité qu’au début de la Seconde Guerre mondiale.

FRESLIER Guillaume (mon sosa 256), tisserand au XVIIème siècle, devait jouir d’une certaine notoriété puisque, lors de la naissance de sa fille Françoise Charlotte, le parrain était le Duc de MAZARIN et la marraine la Comtesse Françoise de FURSTEMBERGH (voir acte de baptême en annexe 1).
C’est cette même Françoise Charlotte qui est la première personne de la famille à se marier avec un marinier, Bernard ROGUET (voir famille ROGUET ci-dessus).
Son frère François (mon sosa 128) continue l’activité de tisserand de son père. Ce sont 2 des fils de François, à l’image de leur tante, qui seront les premiers à prendre pour profession le métier de marinier :

  • François fils (mon sosa 64) épouse successivement DUQUESNE Martine en 1748 et LHERMITTE Françoise en 1751 (sosa 65), fille de Charles LHERMITTE, voiturier par eau, et sœur et belle-sœur de 2 mariniers.
  • Etienne épouse SOUDÉ Luce en 1758, originaire de La Croix-en-Touraine, pas d’ascendance dans le métier de marinier.

Le troisième fils, Bernard Brice, est déclaré tisserand à son mariage et son fils Bernard, marinier, se marie en 1785 avec MOREAU Françoise, fille de marinier (voir ci-après le chapitre autres familles de mariniers).

Sur près de 200 ans et 7 générations, ce sont 26 mariniers qui seront issus de cette famille ; la seule branche issue de FRESLIER Jean, cousin de FRESLIER Bernard cité ci-dessus, et MOREAU Louise comptant 16 FRESLIER mariniers sur 4 générations, parmi lesquels les derniers de la commune :

Sosa 4 : François FRESLIER, celui qui a fait construire en 1900
le gabareau « Le Bayard »
Son fils Henri Émile fut le dernier marinier de la commune d’Azay

Au XIXème siècle, pour la famille FRESLIER nous trouvons :

Le tableau ci-dessus s’arrête au recensement de 1906 ; à partir de cette date, sur la commune d’Azay-sur-Cher, seuls les 3 frères Achille, Henri et Moïse continuent l’activité sur le Cher avec leur père François déclaré « patron » sur le « Bayard » (voir le chapitre embarcations dans la 1ère partie de cette étude publiée le 05/11/2021).

Partis au front en août 1914, les 3 frères laissent le père sans équipage.

Au retour de la guerre, en 1919, le manque d’affrètement impose l’arrêt de l’activité fluviale sur le Cher. Achille et Moïse se reconvertissent, mais Henri persiste et veut continuer dans le métier ; il part à la recherche d’un embarquement vers le canal du Berry, où l’activité continue.
Il épouse en 1921 Yvonne MOREAU, fille d’un marinier de Vierzon. Son beau-père l’aide à acquérir une péniche, qu’il baptise « La Cerna » en souvenir de la campagne des Dardanelles à laquelle il a participé pendant la Première Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale a raison de son désir de continuer le métier de marinier : pour éviter d’être réquisitionné par les troupes d’occupation, il abandonne sa péniche et revient « au Port » à Azay-sur-Cher avec son épouse et l’une des mules baptisée « Catherine » qui, pendant des années, les ont aidés à tirer leur bateau sans moteur.

Anecdote : les péniches étaient équipées de 2 cabines, l’une pour le batelier et son épouse, l’autre pour les mules qui étaient montées à bord le soir. Yvonne nous racontait, lorsque nous étions enfants, que Catherine « hennissait » (braire) lorsqu’elle était à bord et avait un besoin pressant ; elle attendait d’être débarquée pour ne pas salir sa litière.


AUTRES FAMILLLES DE MARINIERS

Ce paragraphe ne traite pas de tous les mariniers de la commune sur la période étudiée, mais uniquement de ceux qui, au regard de l’étude, ont un parcours significatif.

La famille MOREAU

Certaines familles retrouvées tout au long des recherches bien que n’ayant pas, sous leur nom, une durée dans le temps comparable à celle des familles présentées ci-avant, ont joué un rôle important dans l’endogamie constatée sur la commune.
Parmi ces familles nous en présentons une qui est particulièrement intéressante :

François Jean-Baptiste MOREAU (mon sosa 66), tessier et fils d’un tessier (tisserand) et de Marie DOUDON de Véretz, fille d’un marinier de Véretz, épouse Louise BATAILLE originaire de Montlouis (sosa 67). Naissent 3 filles :

  • Françoise épouse Bernard FRESLIER en 1785 (marinier, voiturier par eau, tisserand),
  • Louise (sosa 33) épouse Jean FRESLIER (sosa 32) en 1788 (marinier, voiturier par eau),
  • Rose Cécile épouse Jean FAY en 1787 et Pierre DURAND en 1808, âgé de 54 ans au moment du mariage (nous ne lui trouvons aucune descendance).

Les 4 époux sont tous mariniers et donneront 3 lignées de mariniers, que nous retrouvons dans les familles précédemment étudiées.

Les états de recensement du XIXème siècle nous font découvrir d’autres mariniers sur la commune : certains étaient membres d’équipage, d’autres travaillaient pour leur propre compte ; les états de recensement ne permettent pas toujours de bien séparer les 2 catégories.

Cependant certaines fratries peuvent laisser supposer l’existence de concurrents aux 3 familles précédemment citées :

Mariniers « supposés patrons »

La famille ANGIBAULT

Charles père, originaire d’Anjou d’une famille de voituriers par eau, épouse Catherine CHAILLOU issue d’une famille de charpentiers en bateau d’Azay-sur-Cher (voir familles d’autres corporations en relation avec les mariniers).
Son fils Charles épouse en 1812 Anne DOUDON, originaire d’une famille de voituriers par eau et de charpentiers en bateau de Véretz. Leurs 3 fils œuvrent également dans les métiers de la marine.

Sur l’état de recensement de 1901, Joseph est déclaré « patron », ce qui signifie qu’il était propriétaire d’une embarcation et qu’il avait des matelots avec lui. A noter que le troisième frère, François, était « passeur du bac ».

Remarque : on trouve également sur la commune de Véretz, sans lien établi avec ceux d’Azay, sur le recensement de 1846 (6NUM5/267/003 page 6/34)

  • ANGIBAULT Pierre âgé de 54 ans, né en 1792, qui se déclare marinier, marié à HÉRAULT Marie âgée de 55 ans, et leurs fils : Pierre âgé de 32 ans, fils aîné, marinier, et Émile âgé de 19 ans, fils cadet, marinier.

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Les familles PILLAULT et MAHOUDEAU

FAY Rose Cécile, fille de voiturier par eau, au travers de ses 2 mariages donne naissance à 2 lignées de mariniers :

  • MAHOUDEAU suite à son premier mariage avec ROGUET Silvain,
  • PILLAULT suite à son second mariage avec PILLAULT Lidoire.

Sur le recensement de 1901, MAHOUDEAU Léon est déclaré « patron » à la suite de son père avec, comme matelots,(chez MAHOUDEAU sur l’état 1901) :

  • JAUMAIN Emile, déclaré marinier depuis 1886,
  • FRESLIER Etienne, déclaré marinier depuis 1881.

Sur le recensement de 1906, Léon se déclare « ouvrier agricole ».
La lignée MAHOUDEAU fait partie des derniers mariniers de la commune avec les FRESLIER.

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La famille SAGET

Les 2 frères, Gatien et Mathurin, originaires de Cormery, se déclarent mariniers sur les recensements de 1836 à 1866.
Les fils de Mathurin, Eugène et Théodore, prennent la suite de 1872 jusqu’en 1891.
Théodore se déclare marinier chez VAUJON à Saint-Georges en 1901.

A noter que le premier des 2 frères, Gatien, se marie en 1834 avec FAY Françoise Félicité, qui est fille de marinier. Françoise Félicité avait aussi un frère et un beau-frère dans le métier de marinier : qui était le patron ?


AUTRES MARINIERS RENCONTRÉS AU XIXème SIÈCLE

La famille DUPUY

DUPUY Louis, par son épouse, est un lien avec 2 familles de mariniers de Véretz : AVENET et DOUDON.

Sur le recensement de 1846 à Véretz, se déclarent mariniers :

  • DUPUY Pierre et son épouse MOREAU Marie (6NUM5/267/003 page 11/34).
  • DUPUY Louis et son épouse AVENET Rose (6NUM5/267/003 page 12/34).

Etaient-ils compagnons mariniers ou patrons ?

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La famille DERRIÈRE

Cette famille s’est liée aux grandes familles de mariniers d’Azay-sur-Cher sur 3 générations au XVIIIème siècle, comme le montre l’arbre publié ci-dessous avec DELAHAYE Joseph.

Joseph DELAHAYE

Marinier sur les états de recensement jusqu’en 1846, il avait épousé DERRIÈRE Rosalie, fille d’une famille de mariniers. Cette dernière avait épousé, en premières noces, FAY François Bernard, lui-même marinier issu d’une longue lignée de mariniers.
Il a également comme beau-frère FRESLIER Jean-Bernard.
Né dans la Sarthe de parents cultivateurs, on peut raisonnablement penser que c’est son mariage qui l’a amené au métier de marinier, puisqu’il était déclaré « journalier » à cette date.

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Les SEVAULT

Nous trouvons le père marinier en 1836 lors du premier recensement, marinier jusqu’en 1872 ; le fils apparaît ponctuellement en 1841 et 1851.
Aucun lien n’a été établi avec des familles de mariniers de la commune.

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Mariniers trouvés épisodiquement au XIXème siècle

Remarque : cette énumération n’a pas la prétention d’être exhaustive.
Elle est le fruit de mes recherches et des moyens que j’ai utilisés pour aboutir.


LES FAMILLES D’AUTRES CORPORATIONS EN RELATION AVEC LES MARINIERS

Charpentiers en bateau

La présence de nombreux mariniers dans la vallée du Cher impose la présence de « charpentiers en bateau » à une époque où le besoin était important. Dans les registres paroissiaux on retrouve de nombreuses familles exerçant ce métier.
A Azay-sur-Cher, au début du XIXème siècle, il existait encore une famille de charpentiers en bateau :

CHAILLOU Jean, fils de vigneron de la commune, épouse en 1788 DOUDON Anne Geneviève, fille d’un voiturier par eau de Véretz. A son mariage il se déclare vigneron, puis charpentier en bateau, comme le frère de son épouse à Véretz.

Son fils, également prénommé Jean, se déclare charpentier en bateau lors de son mariage avec Louise BRISSON en 1816. Sur l’acte de décès de son beau-père Pierre BRISSON en 1845, il se déclare « facteur rural », ce qui correspond avec l’arrêt de son activité de charpentier sur l’état de recensement.

Son petit-fils, Jean-Pierre, est déclaré « charpentier en bateau » à l’âge de 16 ans sur l’état de recensement de 1836. On le retrouve avec son père jusqu’en 1846 sur les états de recensement, puis ils disparaissent de la commune.

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Cordiers

Le métier de cordier était intimement lié au métier de marinier, même si d’autres métiers pouvaient avoir recours à ses compétences.

Sur le premier état de recensement de 1836, HARDION Julien se déclare « cordier » : l’était-il avant ?
Né en 1796 à Athée-sur-Cher, fils d’un marchand, il épouse GÉNAUT Marie, originaire de Vernou-sur-Brenne, fille d’un tisserand, le 14 juillet 1817 à Athée-sur-Cher.
On le trouve dans son métier à Azay-sur-Cher en 1836 et 1841, puis il se déclare cultivateur en 1846.

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Passeurs du bac d’Azay-sur-Cher

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, la commune d’Azay-sur-Cher ne disposait pas de pont. Les bords du Cher étaient habités par des mariniers qui assuraient le « passage ». Nous rencontrons, sur les actes paroissiaux ou les états de recensement à partir de 1836, de nombreux mariniers ou membres d’une famille de mariniers qui assurent le passage à l’emplacement du pont actuel.

Par décret impérial en 1856, il est décidé de réaliser un pont dont une partie du financement sera assurée par un péage. Seuls les enfants qui se rendent à l’école ou au catéchisme en sont exemptés.

Le 20 juin 1940, devant l’avancée des troupes allemandes qui occupent Amboise, les soldats français de l’arme du Génie décident de détruire le pont pour ralentir l’invasion du pays. Achille FRESLIER, ancien marinier en retraite, est mandaté, par décision du Conseil municipal en date du 21 juillet 1940, pour assurer la traversée de la rivière jusqu’à la construction d’une passerelle provisoire en août 1942.


Retrouvez les mariniers d’Azay-sur-Cher

  • Dans l’article paru le 5 novembre (1ère partie de cette étude) : E comme Etude sur la localisation des familles de mariniers d’Azay-sur-Cher
  • Dans l’article paru le 6 novembre (2ème partie de cette étude) : F comme FRESLIER, mariniers à Azay-sur-Cher.
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Charles Henri DELAHAYE
Charles Henri DELAHAYE
8 mois plus tôt

Un énorme travail, impressionnant !