Maximilien FIOT, célèbre sculpteur statuaire tourangeau

Article de Philippe MIRANDA, adhérent du Centre Généalogique de Touraine

Maximilien FIOT, né au Grand-Pressigny (1886-1953), est un sculpteur français décrit comme sculpteur animalier. Maximilien étudia la sculpture avec Prosper LECOURTIER (1851-1925). Il expose au Salon de Paris en 1910 et jusqu’au début de la Première Guerre mondiale en 1914. De la classe 1906, matricule 2335, il est dit sculpteur statuaire. Il fut incorporé au 1er régiment de chasseur à cheval, et rappelé à l’activité le 3 août 1914 pour répondre à l’ordre de mobilisation générale. Maximilien a participé à plusieurs campagnes contre l’Allemagne entre 1914 et 1918 dans différents régiments d’artillerie lourde.

Sociétaire du Salon des Artistes Français, il exposa souvent lors des salons organisés par la société des Artistes Français, où il obtint plusieurs médailles. Les chevaux et les chiens ainsi que les oiseaux étaient ses sujets de prédilection. Ses sujets favoris l’inspiraient beaucoup, son bestiaire comprend aussi de nombreux autres animaux sauvages tels que les loups, les biches, les lions ou les panthères. Les oiseaux, les chiens, les chats sont ses sujets principaux.

Le style de Maximilien FIOT est très moderne, dynamique et épuré, le différenciant des autres sculpteurs de l’époque, aux œuvres plus statiques empreintes du style Art Déco. Ses bronzes se remarquent par l’observation du mouvement, donnant à ses sujets une vitalité et une vraisemblance saisissantes. La majorité des sculptures de Maximilien FIOT ont été fondues par la fonderie Susse Frères, même si l’artiste a fait appel à différentes fonderies pour ses premiers travaux. La fonderie Susse, bien que la tendance était à la fonte au sable, utilise la technique de la cire perdue pour obtenir ses multiples.

Maximilien, comme beaucoup de ses confrères, participe également, après la Première Guerre mondiale à la production de Monuments aux Morts. En 1930, il réalise pour la ville de La Ferté-Alais, où résidait sa mère, « Le Lion veillant sur les enfants mort pour la Patrie ».

Quelques dates marquantes de la vie de Maximilien FIOT

  • 29 mai 1911 : au Salon des Artistes Français qui a eu lieu sous la présidence de M. Georges GARDET (1863-1939), sculpteur, Maximilien se voit remettre une médaille de 3e classe.
  • 1914 : au salon des artistes, Maximilien expose un groupe d’un cerf et biches en plâtre « Le débuché », numéro 3784 du catalogue.
  • 30 mai 1921 : le Comité de la Société des Artistes Français décerne le prix « Palais de Longchamp, fondation Bartholdi » d’un montant de 400 francs, partagé entre les sculpteurs René BRISTOL (1888-1933), Maximilien FIOT et Léo AMAURY (1885-).
  • août 1921 : le Conseil général de Paris, sur le rapport présenté par M. MARQUEZ au nom de la 4e commission, délibère : « article premier, des primes d’encouragement sont attribuées aux artistes dont les noms suivent » ; parmi ceux-ci, M. Maximilien FIOT, statuaire, 51 boulevard Saint-Jacques, 300 francs.
  • 18 mai 1923 : les juges de peinture et de sculpture de la Société des Artistes Français, dans leur séance, décernent une médaille d’argent à Maximilien FIOT.
  • janvier 1928 : le ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, vu les décrets des 21 décembre 1885, 25 mars 1921, 4 février 1922 et 13 septembre 1921, arrête : Sont nommés officiers de l’instruction publique, dans la liste qui suit, se trouve FIOT (Maximilien-Louis), artiste statuaire à Paris.
  • mars 1934 : le premier salon des beaux-arts du cercle catholique du XIVe arrondissement, connaît un succès très mérité ; il s’y trouve des œuvres d’artistes fort réputés, en sculpture, Maximilien FIOT a envoyé la maquette d’un groupe de chiens de traîneaux, extrêmement vivants.
  • avril 1939 : au salon de l’année, dans le groupe sculpture et gravure, on signale quelques envois d’artistes animaliers, dont Maximilien FIOT : un cheval arabe de fine allure.
  • 30 avril 1942 : le Ministre secrétaire d’état à l’éducation nationale, vu l’avis formulé par la commission des achats et commandes de l’État dans sa séance du 20 avril 1942 arrête : Article 1er : M. FIOT, sculpteur, est chargé d’exécuter en pierre d’Euville, un groupe intitulé « cigognes au nid ». Une somme de trente deux mille francs, comprenant le prix de la matière, est allouée à l’artiste pour cette commande qui devra être terminée au 31 décembre 1942. Article 2 : le montant de la dépense est imputable sur les crédits du budget extraordinaire, chapitre E, article 2, exercice 1942. Dans ce marché Maximilien déclare abandonner à l’État dans un but exclusif d’enseignement ou d’étude tout droit de reproduction, etc. Le 20 mars 1943, le directeur du Muséum national d’histoire naturelle informe au conseiller d’état, secrétaire général des beaux-arts, que l’œuvre du sculpteur FIOT est à présent installée dans la salle de dessins des nouveaux laboratoires du muséum, 45 rue Cuvier, Paris Vème.
Le Petit Journal
30 mai 1911
Les Échos – 1er juin 1911
Le Figaro – 24 juin 1921
La Liberté – 22 mai 1923

Ascendance de Maximilien FIOT

1 – Maximilien Louis FIOT, sculpteur statuaire, est né le samedi 23 janvier 1886 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire) et décédé le samedi 19 septembre 1953 à Corbeil-Essonnes (Essonne) à l’âge de soixante-sept ans.

Génération II

2/3 – Maximilien FIOT, ébéniste, né le mercredi 19 janvier 1859 à Argenteuil (Val-d’Oise) et décédé le mardi 16 juin 1936 à Nogent-sur-Marne à l’âge de soixante-dix-sept ans. Il s’était marié le dimanche 5 août 1883 à Paris-IVème (Seine) avec Pauline Louise Marie SENTUREL couturière, née le lundi 1er février 1858 à Paris (Seine) et décédée le jeudi 7 février 1918 à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Son épouse était la fille de Louis François Marie SENTUREL (1822-1869), pharmacien, chimiste, et de Louise Pauline POLLIART (1819-1890/1907), couturière en robes. Il eut de sa conjointe Maximilien Louis FIOT (1886-1953). Maximilien s’est marié en secondes noces après 1918 avec Catherine Louise FERRAND, née le mercredi 18 juillet 1866 à Paris-XIème (Seine) et décédée le samedi 3 août 1940 à Paris-XXème (Seine).

Génération III

4/5 – Marie Hyacinthe Maximilien Claude FIOT, arpenteur, menuisier, expert géomètre, très apprécié de ses concitoyens, fut aussi adjoint au maire du Grand-Pressigny. Ses obsèques eurent lieu au milieu d’une affluence considérable, Monsieur Maurice, le maire, fit un discours très élogieux le concernant : « Mesdames, messieurs, Au nom du Conseil municipal, au nom de la Société de secours mutuels, de la Compagnie des sapeurs-pompiers et de la Société de musique je viens dire un dernier adieu au distingué collègue, au sociétaire dévoué que fut M. FIOT, enlevé en quelques jours à l’affection des siens, à la sympathie de ses amis et à l’estime de tous.
Né au Grand-Pressigny en 1836, M. FIOT ne reçut qu’une instruction primaire, mais par son travail et son intelligence il sut s’élever aux plus hautes fonctions d’un chef-lieu de canton. Conseiller municipal, adjoint, suppléant du juge de paix, ministère public, délégué cantonal, membre de nos sociétés, toutes ces fonctions, il les remplissait avec tact, pro­bité et désintéressement. Républicain convaincu, aussi fidèle à ses principes que dévoué à ses concitoyens, heureux de pou­voir se rendre utile, ne ménageant ni son temps, ni sa peine, il était toujours au ser­vice de tous. Aussi le gouvernement de la République qui veut récompenser ses bons serviteurs, lui a-t-il accordé la médaille de la mutualité.
Au nom des conseillers municipaux qui ressentent vivement la grande perte qu’ils viennent de faire, au nom de la commune du Grand-Pressi­gny tout entière, j’adresse à sa famille, à ses enfants et petits-enfants l’expression de nos condoléances les plus sincères. Reposez en paix, cher monsieur FIOT, vous avez bien rempli votre mission sur cette terre. Votre souvenir vivra longtemps parmi nous. Adieu, mon cher adjoint, adieu ». Né le samedi 2 janvier 1836 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire) et décédé le samedi 15 janvier 1910 dans la même localité à l’âge de soixante-quatorze ans, il s’était marié le lundi 8 mars 1858 à Argenteuil (Val-d’Oise) avec Marie Joséphine POLLIART, lingère, née le jeudi 20 mars 1823 à Paris-IIème (Seine) et décédée le lundi 20 mai 1901 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire). Son épouse était la fille d’Armand César Ambroise Fréderic POLLIART (1793-1858/1888), tourneur en bois, et de Pauline BESSON (1798-1849). Il eut de celle-ci Maximilien FIOT (1859-1936) et Georgina FIOT (°v.1864).

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6/7 – Louis François Marie SENTUREL, pharmacien, chimiste, né le lundi 27 mai 1822 à Chambéry (Savoie), en l’église Saint-François-de-Sale et décédé le dimanche 11 avril 1869 à Paris-IVème à l’âge de quarante-six ans. Il s’était marié le lundi 24 juin 1844 à Paris-IIème (Seine) avec Louise Pauline POLLIART, couturière en robes, née le vendredi 13 août 1819 à Paris-IIème (Seine) et décédée entre 1890 et 1907. Son épouse était la fille d’Armand César Ambroise Frédéric POLLIART (1793-1858/1888), tourneur en bois, et de Pauline BESSON (1798-1849). Il en eut Armantine Georgina SENTUREL (1846-1907), Marie Adolphe Albert SENTUREL (v.1855-1890) et Pauline Louise Marie SENTUREL (1858-1918).

Génération IV

8/9 – Honoré FIOT, châtreur, marchand boucher, né le samedi 27 avril 1805 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire) et décédé le lundi 4 mai 1874 au même endroit à l’âge de soixante-neuf ans. Il s’était marié le mardi 17 juin 1828 dans sa ville natale avec Marguerite Rose QUERAT, lingère, née le lundi 14 avril 1806 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), où elle mourut le samedi 30 octobre 1841. Son épouse était la fille de Claude QUERAT (1773-1847), sabotier, et de Marguerite AUBRY (1776-1850). Naquirent de celle-ci Honoré Louis FIOT (°1829), Charles François FIOT (v.1831-1904) et Marie Hyacinthe Maximilien Claude FIOT (1836-1910).

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10/11 – Armand César Ambroise Frédéric POLLIART, tourneur en bois, né le mardi 26 février 1793 à Paris-IIème (Seine) et décédé 1858/1888. Il s’était marié le samedi 11 juillet 1818 à Paris-Ier, en l’église Saint-Roch, avec Pauline BESSON, née le lundi 12 mars 1798 à Chambéry (Savoie) et décédée le lundi 28 mai 1849 à Paris-IIème (Seine). Il eut de celle-ci Louise Pauline POLLIART (1819-1890/1907), Pierre Ambroise POLLIART (°1820), Marie Joséphine POLLIART (1823-1901) et Eugénie POLLIART (1832-1888).

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12/13 – Georges SENTUREL, menuisier, marchand, né à Chambéry (Savoie), en l’église Saint-Léger et décédé entre 1844 et 1849. Il s’était marié le jeudi 8 mai 1806 dans sa ville natale avec Françoise dite Fauchette BESSON, née le mercredi 14 juillet 1784 à Grenoble, en l’église Saint-Louis, et décédée le mardi 10 juillet 1849 à Chambéry, en l’église Saint-François-de-Sales. Ils en ont eu Marie Louise SENTUREL (1807-1877), Jean SENTUREL (1808-1811), Marie SENTUREL (1809-1877), François SENTUREL (°1812), Marie Françoise SENTUREL (°1817) et Louis François Marie SENTUREL (1822-1869).

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14/15 – voir 10/11

Génération IV

16/17 – Louis FIOT, affranchisseur, châtreur, marchand cabaretier, né le mercredi 9 janvier 1765 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire) et décédé le dimanche 27 février 1848 au même lieu à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Il s’était marié le lundi 11 février 1793 dans sa ville natale avec Marie FOURNIER, née le samedi 2 juin 1759 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), où elle mourut le dimanche 3 décembre 1848. Naquirent de celle-ci Etienne FIOT (1794-1846), Louis FIOT (°1796), Louis FIOT (1799-1844) et Honoré FIOT (1805-1874).

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18/19 – Claude QUERAT, sabotier, né le vendredi 2 avril 1773 à Chalmazel (Loire) et décédé le mercredi 31 mars 1847 au Grand-Pressigny à l’âge de soixante-treize ans. Il s’était marié le mardi 27 septembre 1796 à La Celle-Guenand (Indre-et-Loire) avec Marguerite AUBRY, née le mardi 7 mai 1776 à Betz-le-Château (Indre-et-Loire) et décédée le vendredi 1er février 1850 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire). Ils en ont eu Marie Catherine QUERAT (°1797), Claude QUERAT (1800-apr.1828), Jean Charles Joseph QUERAT (1803-apr.1828), Marguerite Rose QUERAT (1806-1841) et Geneviève Éléonore QUERAT (°1808).


Sources :

  • Registres paroissiaux et d’état civil des différentes communes concernées
  • Illustrations provenant du net et des Archives Nationales

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VAGNINI Hélène
2 mois plus tôt

très documenté et fort intéressant. Merci. Hélène Vagnini