Q comme… Quartier Sanitas à Tours : le Jardin Meffre

Article de Philippe MIRANDA et Patricia PILLORGER
du Centre Généalogique de Touraine

Situé au cœur du Sanitas à Tours, dans un quartier « d’habitat social » où cultures et origines se côtoient, le Jardin Meffre est un « poumon vert » au centre des places et bâtiments qui l’entourent.

Entièrement revisité il y a une dizaine d’années, et en concertation entre la ville et les habitants, l’espace vert couvre plus de 8 000 mètres carrés. L’objectif est que « l’ensemble respire librement » et que le paysage soit uniquement « lumière et transparence », avec des points de vue très différents selon l’endroit où l’on se trouve.

Composé d’une pinède, d’espaces engazonnés, d’un bassin, que vient compléter une œuvre urbaine signée par l’artiste Nicolas SIMARICK et des aires de jeux disposant d’équipements ludiques, le jardin Meffre est un espace entièrement dédié aux petits et aux grands à la recherche de la nature en ville.

Le jardin Meffre a vocation à être un lieu de rencontre, un lieu de déambulation, un lieu d’animation pour tous.

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L’origine du jardin Meffre

A l’approche du centième anniversaire de la disparition de Jacques Aimé MEFFRE, le Conseil municipal de Tours délibère en juillet 1967 et donne son nom à une place située dans le quartier du Sanitas.

En 1976, il est proposé d’aménager la place Meffre en espaces verts avec une aire de jeu pour les enfants : la ville acquiert un terrain supplémentaire pour créer un grand espace de loisirs ouvert à tous.

Plan de Tours janvier 1978 (source : Archives municipales de Tours)

En 1992, puis à nouveau en 2012, des travaux d’aménagement de l’espace ont été réalisés.

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Né le 26 février 1795 à Tours, Jacques Aimé MEFFRE fait ses débuts en tant qu’entrepreneur des Ponts et Chaussée, sur les traces de son père, avant de s’installer comme architecte. Il s’implique dans la municipalité de Tours pendant plus de trente ans. Il débute à la commission chargée de suivre les travaux de la ville de Tours et d’examiner les défauts de construction, pour finir par occuper la fonction de Premier adjoint au maire de Tours. Également membre de la Société Archéologique de Touraine, il est l’auteur de mémoires autour de travaux importants : l’église et la crypte de Sainte-Radegonde, la pile de Cinq-Mars et l’Histoire de l’abbaye de Marmoutier.

Après sa disparition survenue le 11 août 1868 à Tours, la SAT lui rend un bel hommage : « de fils de ses œuvres, il arriva par l’intelligence, par le travail, par la droiture, par un caractère éminemment sympathique, à une haute position de considération et de confiance publique qui lui valut la fortune et les dignités municipales. La croix d’honneur qu’il portait, et dont il avait le droit d’être fier, fut la récompense d’un acte de courageux dévouement. Membre pendant plus de trente ans de notre assemblée municipale, puis de l’administration en qualité de premier adjoint, il fut, à l’hôtel de ville, ce qu’il était partout, un homme de bien, un bon citoyen ».

Généalogie de Jacques Aimé MEFFRE

Je dédie cet article à Agathe MEFFRE, une collègue croisée au cours d’une mission et descendante de Jacques Aimé.
Patricia


Sources :
– Archives municipales de Tours, Jardin de la place Meffre, cote 1548 W 28
– Gallica, bibliothèque numérique de la BNF, Bulletin de la Société archéologique de Touraine n°
 1, page 238, année 1869
– Site de la ville de Tours : Jardin Meffre – Ville de Tours, consulté en octobre 2023
– Généalogie par Philippe MIRANDA (CGDT-1839), publication à venir « Les rues de Tours »
– Photos : collection privée Patricia PILLORGER ©

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