X comme A la croisée de l’Anjou et de la Touraine

Article de M. Jean-Pierre MINGOT, adhérent du Centre Généalogique de Touraine

Je me suis attaché ici à étudier les moulins du nord-est du Maine-et-Loire dont je suis originaire, pour les rivières de la Marconne, le Lathan et la Maulne, et sur lesquelles des membres de ma famille ou belle-famille ont exercé.
J’ai évoqué ici les rivières du sud de l’Indre-et-Loire bordant le Maine-et-Loire, anciennement situées sur les paroisses dépendant de l’Anjou.


Les moulins de la rivière LE LATHAN

Long de 57.9 km, le Lathan prend sa source dans le Bois d’Ambillou, à 103 m d’altitude sur la commune d’Ambillou. Il coule globalement de l’est à l’ouest en rive droite de l’Authion, dans lequel il se jette aux environs de Longue-Jumelles (49).

Dans le département d’Indre-et-Loire, le Lathan traverse les communes suivantes de l’amont vers l’aval : Ambillou (source), Cléré-les-Pins, Savigné-sur-Lathan, Hommes, Channay-sur-Lathan, Rillé, avant de passer dans le département du Maine-et-Loire après le lac de Pincemaille, au niveau de la commune de Breil.

Selon les éléments et recherches actuelles, je n’ai recensé que 5 moulins qui se trouvent tous sur la commune de Rillé :

  • le Moulin de Berteau
  • le Moulin de Bernay
  • le Moulin de Pincemaille ([1]ou Pince Maille sur un acte de 1837 – moulin à vent bâti pour Adélaïde Tulasne vers 1836)
  • le Moulin de Soumeau
  • le Moulin Arrault, moulin à blé au début du XVIIème siècle, moulin à tan vers 1632.
LE LATHAN en Touraine (Carte IGN Géoportail)

Les moulins de la rivière LA MAULNE

La Maulne, d’une longueur totale de 28.7 km, prend sa source à 2 km au nord-est de la commune de Courcelles-de-Touraine au sein d’une région d’étangs, de bois et de forêts (forêt de La Vallière). Son orientation générale va du sud-est vers le nord-ouest.

Dans le département de l’Indre-et-Loire, si l’on ne trouve pas trace de moulins sur les communes de Courcelles-de-Touraine ni de Château-la-Vallière (Chouzé-le-Sec), on peut en dénombrer plusieurs au fil de son parcours.

  • Tout d’abord sur son affluent le Télué, se trouvant en limite de la commune de Channay-sur-Lathan : le Moulin de Télué.
  • Dans sa traversée de la commune de Saint-Laurent-de-Lin, on trouve 2 moulins : le Moulin de Travas et le Moulin d’Hiver.
  • Dans sa traversée de la commune de Lublé, il est répertorié 5 moulins : tout d’abord le Moulin aux Moines – ensuite, sur l’affluent de la Rivière du Gros Puits : le Moulin de Launay, le Moulin de Riche-Bouhier et le Moulin de Radoire et enfin le Moulin de Maulne.
  • Dans sa traversée de la commune de Braye-sur-Maulne, on trouve 1 moulin : le Moulin de Braye.
  • Dans sa traversée de la commune de Marcilly-sur-Marne, on trouve 3 moulins : le Moulin de Patouillard – le Moulin Neuf et le Moulin Rollin.

SAINT-LAURENT-DE-LIN (Carte IGN Géoportail)

BRAYE-SUR-MAULNE (Carte IGN Géoportail)

MARCILLY-SUR-MAULNE (Carte IGN Géoportail)

Après avoir parcouru ces communes, la rivière traverse, à l’extrémité du département du Maine-et-Loire, la commune de Broc où l’on dénombre 2 moulins : le Moulin Ricordeau et le Moulin Gouilleau.

Elle passe ensuite dans le département de la Sarthe, sur le territoire de La Chapelle-aux-Choux : 1 moulin, le Moulin Niabete ; elle va se jeter dans le Loir au niveau de cette localité, à 5 km en amont du Lude.


Les moulins de la rivière LA FARE

La Fare, d’une longueur totale de 36.9 km, prend sa source dans la commune de Sonzay et se jette dans le Loir à La Chapelle-aux-Choux (72).
Elle traverse 8 communes soit, de l’amont vers l’aval : Sonzay – Souvigné – Château-la-Vallière – Couesmes – Villiers-au-Bouin – Chenu – Saint-Germain-d’Arcé (72) et La Chapelle-aux-Choux (72).

  • Commune de Sonzay : Moulin de la Motte – Moulin de la Varenne
  • Commune de Château-la-Vallière : Moulin de Changout à Chouzé-le-Sec – Moulin à foulon à Château-la-Vallière
  • Commune de Villiers-au-Bouin : le Moulin de Villiers
La Fare à SONZAY (Carte IGN Géoportail)
La Fare à CHÂTEAU-LA-VALLIÈRE (Carte IGN Géoportail)

Les moulins de la rivière L’ARDILLIÈRE

L’Ardillière, d’une longueur totale de 11.8 km, prend sa source dans la commune de Souvigné et se jette dans la Fare, dans le nord-est du territoire communal de Villiers-au-Bouin. Elle traverse 5 communes soit, de l’amont vers l’aval : Souvigné – Brèches – Couesmes – Chenu (72) – Villiers-au-Bouin.

  • Commune de Brèches : Moulin de Brèches (ruisseau de Brèches qui se jette dans l’Ardillière) – Moulin du Chatellier
  • Commune de Couesmes : Moulin de l’Ardillières – Moulin du Chatellier – Moulin Mouchet – Moulin Paquet – Moulin de Forget – Moulin de la Boussinière
  • Commune de Villiers-au-Bouin : Moulin de Chantepie.
Entre BRÈCHES et COUESMES (Carte IGN Géoportail)

Sources complémentaires :
[1] site de Denis JEANSON

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jean-pierre MINGOT
jean-pierre MINGOT
5 années plus tôt

Complément d’informations MINGOT jean-Pierre   (X) Tout d’abord, je voudrais féliciter tous les intervenants qui m’ont précédé sur ce blog pour leurs travaux consacrés aux moulins.
         Le temps manque pour concrétiser un vieux projet « titanesque » portant sur l’étude des  moulins et  familles des meuniers découverts  dans le nord-est du département de Maine et Loire et le sud de la Sarthe en ce qui concerne mon ascendance ainsi que ceux se trouvant sur l’Indre et Loire pour la ligne maternelle de mes enfants,.
Conséquence des précautions sanitaires liées à la pandémie et de mon éloignement géographique, il s’est avéré difficile de consulter physiquement  les archives d’Indre et Loire depuis le début de l’année. C’est pourquoi, ma contribution vous apparaîtra modeste,
Néanmoins, en l’état actuel de mes recherches, je pense apporter quelques précisions complémentaires pour certains moulins même si elles sont superficielles.
Sachez que je ne manquerai pas, le moment venu, de communiquer au Cercle Généalogique de Touraine l’ensemble de mes recherches sur les moulins situés dans l’ancienne province de l’Anjou ainsi que sur les familles de meuniers répertoriés aujourd’hui sur le territoire formant partie du département d’Indre et Loire.   Il faudra patienter  mais en attendant, prenez soin de vous.

Concernant les Moulins du Duché-Prairie de La Vallière
Selon une thèse d’histoire réalisée par Fabrice MAUCLAIR, sur la Justice Seigneuriale du Duché-Prairie de la Vallière (1667-1790), {source AD37-Décembre 2006], il est précisé sur la composition des moulins dépendant du Domaine :
 2 moulins à foulon (Château-la-Vallière et Changoux) construits vers 1673-1674 mais rapidement abandonnés.
4 moulins à blé :
.Vaujours
. Villiers au Bouin, (sur la Fare)
. Chantepie (sur l’Ardillière) –acquis en 1740 pour 4500 livres-
. Saint Christophe, seul moulin banal laissé par un bail à rente en 1741 pour 800 livres de surcens, rente seigneuriale et féodale, 2 sols de cens et 4 600 livres de pot de vin. 
Concernant le MOULIN DE VAUJOURS, la consultation de l’acte de mariage de Louis MECHIN avec Marie DEMERE célébré le 20 juillet 1700 à Château-la-Vallière [paroisse Notre Dame * bms 1696-1701* vue 55-56/77], précise la profession de Louis MECHIN comme étant meunier de Vauxjours en cette paroisse
NOTA : On trouvera la descendance de ce couple MECHIN-DEMERE occupant, à divers degrés ou périodes, les Moulins de « Paquet » et « l a Boussinière » sur la Commune de COUESMES.
Concernant les moulins de COUESMES,
Pour le MOULIN DE LA BOUSSINIERE ou BOUSSINIERE DES MOULINS,  j’avais relevé en son temps un extrait du livre de Georges COUILLARD tome IV- Château-la-Vallière et sa région (1508-1667) page 57 :
« A Couesmes…
Jehan de Savonnières, seigneur de la Brétèche, de Maulne et la Boussinière…. A joui des droits d’usage comme ses prédécesseurs seigneurs de la Boussinière ‘’de tout temps et d’ancienneté ‘’ ainsi que Mathurin ROBERT son meunier de la Boussinière depuis 25 ans. Ils prenaient du bois pour bâtir et réparer les moulins et pour le chauffage du seigneur. Jehan de Savonnières a fait construire de nouveaux moulins et bâtiments avec du bois coupé sans autorisation ».

Sur les matrices des registres des propriétés foncières lors de l’élaboration du Cadastre au début du XIX° siècle, ce moulin appartenait à Antoine GODEFROY et fut occupé, selon l’état civil et les tables de recensement,  par la descendance du couple Jacques MECHIN-TAILLARD Catherine, notamment Jacques époux FONTAINE à compter des environs de 1806 et Jean Baptiste époux BARDET vers les années 1834. Ce dernier remplacé par son fils René Paul époux PORCHER vers 1850, lui-même suppléé vers 1870 par son propre fils François Isaac époux (1) GUIBERT (2) ROUMY.
La famille BOULIDARD-CHARBONNIER figure sur les tables de recensements à partir de l’année 1886 jusqu’à la fin du XIX° siècle.
 
Pour le MOULIN PAQUET ou PATTIER, j’ignore son origine ainsi que la date à laquelle  la famille MECHIN est devenue propriétaire avant la révolution.
En effet, suivant un acte dressé le 14 janvier 1786 par Me BOURGOIN, notaire à Château la Vallière, (source AD37* 3E39-246) Jacques MECHIN a donné à bail à ferme, à Thomas JAROSSAY mary de Louise MARCHAND pour 9 années entières et consécutives  qui commenceront au jour de fête du saint Jean-Baptiste.
Dans un acte (source AD37*3E39/127) reçu par Me HERY notaire à Château-la-Vallière, le 9 septembre 1808, il est constaté le partage des biens des successions du couple Jacques MECHIN – Catherine TAILLARD notamment l’attribution du moulin pour chacun moitié indivise à  Jean-René MECHIN, d’une part, et les époux CHAUVIN-MECHIN, d’autre part, ainsi qu’une clause de bail consenti par les époux CHAUVIN-MECHIN au profit de Jean-René MECHIN pour une durée de 7 années à compter rétroactivement du 24 juin 1808.

Les livres de recensements de la Commune font état que les lieux étaient occupés en 1836-1841-1846 par le meunier Charles CHASLES époux GOUSSON et pour les années 1851-1856-1861-1866-1872-1876-1881 par le meunier Pierre LEPRON et qu’en 1886 il ne semblait plus avoir vocation à être exploité.

Concernant le moulin de Théluet à CHANNAY SUR LATHAN,
Curieusement, je n’ai trouvé que ce moulin qui se trouve non pas sur la rivière du Lathan mais au début de la Rivière La Maulne.
         Selon les tables de recensements depuis 1841, le moulin aurait été occupé par la famille DELAUNAY ou ses alliés jusqu’en 1911 période où le dernier de la dynastie était déclaré « chef cultivateur fermier »
         Famille meunière, j’en veux pour preuve que la veuve de Urbain DELAUNAY née Augustine HUBERDEAU s’est remariée en secondes noces le 17 février 1852 à Channay avec Louis CHAUVIN, meunier, fils de Louis CHAUVIN et Jeanne COUDRAY meuniers à Rillé et qu’à la suite du décès de son second mari, survenu le 14 juillet 1860 à Rillé, elle a continué l’exploitation du moulin avant de passer la main à son fils Louis DELAUNAY.
.
Concernant les moulins se trouvant à SAINT LAURENT DE LIN,
Faute d’être plus avancé dans la recherche des titres de propriété avant la Révolution, les registres du Cadastre Napoléon indiquent originairement que le MOULIN DE TRAVO appartenait au meunier Pierre COUDRAY, famille de meuniers sur les Communes de BREIL (49) et RILLE , et le MOULIN D’HIVER appartenait à la famille FONTAINE.
Les tables de recensements font apparaître que les membres de la famille LENOIR ont occupé le Moulin Travos après la famille Coudray pendant plusieurs dizaines d’années avant la cession d’activité vers la fin du 19° siècle ainsi que le Moulin d’Hiver avant sa cession d’activité à la première guerre mondiale.
Concernant les moulins se trouvant sur la Commune de LUBLE,
L’origine de ceux dénommés « Moulin de Riche-Bouhier ou Richebouillet » et « Moulin de Mosnes ou Maulne» serait antérieure au XVII° s,  à la lecture du  cahier des charges dressé le 14 janvier 1859, par Me HURSON, notaire à Channay,  (source AD37*4Q5/3043)
Il était indiqué que :
– les biens de la seigneurie de la Cour de Lublé, dont faisaient partie les moulins précités,  avait été acquis par Messire Louis de CHARLEVOY, aux termes d’un acte reçu par Me FROGER, notaire à BAUGE, le 3 février 1655,
– la vente par adjudication en date du premier mars 1681, (source AD37- Hdep5/B6) faite aux requêtes du Palais de Paris, conseillers du roi en sa cour de Parlement, à la requête de Mademoiselle Anne de Bretagne de Grelot, fille majeure par suite de saisie pratiquée sur Madame Lucresse CHOTARD veuve de Messire louis de CHARLEVOIX seigneur de Lublé tant en son nom que comme mère et tutrice de ses enfants et dudit défunt, de la terre et seigneurie de la cour de Lublé et dépendances, adjugés à Messire Louis Armand de BOURBON prince de Conty, prince du sang et  duc de la Vallière.
-l’établissement d’un Hôpital pour les pauvres malades du Duché de la Vallière a été autorisée par sa Majesté LOUIS XIV, par lettres patentes du cinquième jour du mois de mai  1675 et que l’acquisition faite par le prince de Conty de la terre et seigneurie de Lublé, en remploi de vingt mille livres données par Madame la Duchesse dela Vallière, a été aussi approuvée le roi, pour être le fonds de ladite terre, uni audit Hôpital de la Vallière, ainsi qu’il résulte des lettres patentes du roi, données à Versailles au mois de mai de l’an de grâce 1686, Lesquelles lettres patentes ont été enregistrées sur les registres du parlement le 6 juin 1687, pour l’hôpital établi au duché de la Vallière jouir de leur effet et contenu.
– la translation à Château la Vallière de l’Hôpital de Lublé a été prononcée dans les lettres patentes de sa majesté LOUIS XVI, données à Versailles au mois de septembre, l’an de grâce 1783.
Suivant acte reçu par Me HURSON,notaire à Channay le 4 avril 1859, les époux MANCEAU-HERAULT sont devenus propriétaires du Moulin de Richeboullet.
Pour le MOULIN DE MAULNE
Suivant acte reçu par Me HURSON, Notaire à Channay transcrit au bureau des hypothèques le 28 juin 1859, (source AD37*4Q5/3043) le moulin de Maulne a été vendu à Mathurin BERTRAND, meunier, et Jeanne BUREAU, sa femme.
Dans ledit acte, il avait été déclaré au titre de la situation locative que le moulin avait été affermé à BERTRAND-BUREAU pour 9 ans qui avaient commencé à avoir cours le premier novembre 1855 moyennant 600 francs par an et les contributions en sus, 12 poulets, 6 canards et 3 kilogrammes de beure, aux termes d’un bail reçu par Me HURSON, notaire à Channay, le 6 avril 1855.

Concernant les occupants du moulin de Maulne, j’ai relevé que :

·                 par bail en date du 28 novembre 1791, les fondés de pouvoirs de l’hôpital de Château-la-Vallière avaient donné à bail, par adjudication, à Jean MERE, meunier, et Jeanne CHARPENTIER sa femme, moyennant ladite somme de 550 livres de farine par an.

·                Selon les tables de recensements, le moulin était occupé par Marie FARDEAU veuve BERTRAND et sa famille en 1841 . Que son fils Mathurin époux BUREAU occupait les lieux en 1846 et qu’en 1881 figurait Louis BERTRAND fils du couple précédent avec son épouse MACHEFERT Pauline. Ces derniers sont restés propriétaires du bien familial qui a été exploité et occupé par le couple TRUILLER Arsène-BESNARD Marie aux environs de 1891.
·                Le moulin de Maulne semble avoir été occupé à titre d’habitation selon le relevé des recensements de 1911 et a fait l’objet d’un déclassement en 1958 après une convention entre GAIGNARD Pierre, propriétaire de l’ancien Moulin de Maulne et le Syndicat Intercommunal d’Aménagement des Bassins de la Région de Château la Vallière pour la désaffection du moulin.
·                Du rôle général de la Contribution des patentes de l’année 1876, Mathurin BERTRAND exploitait un moulin à farine avec une paire de meule et 2 paires de meules chômant.
 
NOTA : Le père de Mathurin, prénommé Urbain (né dans la paroisse Sainte Colombe de la Flèche) était meunier au « Moulin Pichon » dépendant du domaine du château de Lorrière Commune de DISSE S/LE LUDE dans la Sarthe.

Concernant le moulin de BRAYE SUR MAULNE,
Le MOULIN DE BRAYE appartenait au CHAPITRE DE L’EGLISE DE TOURS tel que cela résulte de l’information figurant sur le plan géométral dressé en Septembre 1778 et l’état des domaines et dépendances de la ferme de Seigneurie du clos et d’un moulin en dépendances situés paroisse de BRAYE EN ANJOU (source : AD37*G-251)
Dans l’acte reçu par Me Joseph DEVAUZE le jeune, notaire du Duché et Prairie de la Vallière et la Chatellanerie de Marcilly, le 25 octobre 1778 (source AD37*3E39/87), il a été constaté le bail donné par le sieur René Michel BAUDRIER, entrepreneur de bâtiments et fermier général de la terre seigneurie de Chatellenaye et prévôté de Braye au profit de Pierre BARRIER, meunier et Marguerite GAUTIER sa femme , du moulin banal dépendant de la terre seigneurial Chatellenaye et prévôté de Braye situé dite paroisse de Braye et de ses dépendances
Concernant le MOULIN NEUF Commune de MARCILLY SUR MAULNE,
Le moulin dépendait de la seigneurie de Marcilly si l’on se réfère aux baux énoncés sous la cote 2C768 aux AD37 donnés par le fermier général de la terre et seigneurie de Marcilly, 
suivant acte de Me PENNETIER, le 15 juin 1769 à René BUSSONNAIS
suivant acte de Me BOURDIN le 8 avril 1786 à Jean HUBE

Sur les matrices des registres des propriétés foncières lors de l’élaboration du Cadastre au début du XIX° siècle, le Moulin Neuf appartenait au sieur de ROCHEMORE pour ensuite être dévolu à sa fille Camille d’Argence veuve de Robert COSTARD.
Consultation des meuniers figurant sur les recensements de la Commune, le moulin était occupé par la famille GILBERT Antoine-VERRIER Julie en 1841 et ensuite leur fils Antoine GILBERT marié avec Pauline DALMAGNE .
En 1866, par la famille de René MECHIN-BERTRAND Désirée
En 1886, par le couple ROBIN Louis-LORIOT JoséphineA
Pour figurer en 1896 occupé comme maison d’habitation.

NOTA : La découverte du Contrat de mariage de MECHIN René (sosa 52) et BERTRAND Désirée (sosa 53) chez Maître Florentin FONTAINE, Notaire à Château-la-Vallière,du 26 juin 1865 a réactivé  l’intérêt porté aux familles de meuniers se trouvant dans la généalogie de ma défunte épouse.

Devant la pléthore de documents restant à consulter, j’ai encore du grain à moudre, affaire à suivre…
Jean-Pierre MINGOT (cgdt 707)
27/11/2020

Stefieh
5 années plus tôt

Mes ancêtres ont été meuniers au moulin aux Moines (1891). J’attends que les AD37 rouvrent pour en savoir plus.

BOULINGUEZ Franck
BOULINGUEZ Franck
5 années plus tôt
Reply to  Stefieh

Stefieh,

Ecrivez-leur ! Le personnel des AD37 est formidable et très réactif même par mail et par ce temps de pandémie…

MINGOT
MINGOT
5 années plus tôt
Reply to  Stefieh

Bonsoir,
concernant le Moulin aux Moines, selon les matrices cadastrales consultées, j’ai relevé pour les propriétés bâties (cote 3P3/1430 * date 1882-1911) que les propriétaires cités pour la maison et du moulin à eau étaient HAVARD Pierre POUZIN Georges
et sur la matrice des propriétés non bâties à partir de 1924 (cote 3p3/1431) figurait CHANOINE-SOUCIN Maxime.
J’ai été surpris de constater sur les tables de recensements de LUBLE, qu’en 1866, Louis LANDAIS époux -BARREAU Marie était cité comme meunier au Moulin aux Moisnes
que ceux des années 1872-1876-1881 le lieu était occupé par la famille de Pierre CAREME comme cultivateur, que pour le recensement de 1886, le moulin était occupé par LIVOIREAU Pierre, âgé de 68 ans, comme fermier et chef de ménage,
Je suppose que le recensement pour 1891 concerne le couple de vos ancêtres DUHAU André-LIVOIREAU Anne dont le chef de ménage est déclaré comme étant meunier
pour le recensement de 1896, 1901 et 1906, le moulin aux Moisnes était occupé par MANCEAU François, meunier, et sa famille.
En suite les recensements font état de fermier ou cultivateur dans les lieux.
Cordialement
JP.MINGOT